
Bulletin de mars-avril 2014 de l'ASPIE Nous avions alerté la Directrice Départementale de la Protection des Populations qui devait faire un prélèvement de végétaux cultivés dans l’alignement des tirs, là où retombent les plombs. Depuis les années que cela dure, il s’agit de tonnes. Tout semblait arrangé entre la DDPP et l’agriculteur pour faire un prélèvement avant ou pendant la récolte, pour être sûr d’avoir le bon emplacement. Nous avions demandé à participer au prélèvement, mais cela nous a été refusé. Régulièrement nous prenions des nouvelles auprès de Nicolas Balzan chargé de cette affaire. Ses propos se voulaient rassurants. Le 6 janvier dernier il nous encourageait à être patient pour le prélèvement alors que le lendemain nous apprenions que la récolte avait été faite avant Noël. La prise d’un échantillon sans connaître l’emplacement d’origine n’avait donc aucune valeur. Sans honte, après plusieurs appels infructueux, le 12 février, Monsieur Nicolas Balzan nous envoyait un Mel pour nous annoncer : « le prélèvement de maïs que j’avais prévu sur le site de Saint Pierre des Corps m’a été refusé » sans que l’on sache par qui. Il ajoutait : « Les contraintes de sélection et de financement imposées entre autres par les règles européennes m’ont interdit de ‘cibler’ ce site ». Allons bon ! C’est la faute « à » l’Europe maintenant ! Extrait de lettre du 22 mars 2014 de l'ASPIE au Préfet Nous avons donc décidé d’aller nous même faire ce prélèvement : plusieurs épis vidés de leurs grains ont été collectés (seuls végétaux trouvés). Ils ont été lavés et brossés à six reprises dans une eau propre à chaque fois pour éviter tous risques de contamination par la présence de terre, avant d’être envoyés dans un sachet congélation au Laboratoire de Touraine. Sachant que le prélèvement n’a pas été fait dans l’alignement des tirs principaux, le résultat est inquiétant : Plomb en mg/100g ; 2,42 soit 24,2 mg/kg (voir PJ). La Directive Européenne 2005/87/CE du 05/12/05 prescrit de ne pas dépasser 10mg/kg pour la nourriture animale et 30mg/kg pour le fourrage vert. [...] Nous sommes persuadés que des prélèvements officiels sur des endroits ponctuels, en évitant la dilution sur l’ensemble de la récolte, et sur la plante entière serait beaucoup moins favorable. Extrait de la réponse du 22 janvier 2015 du Préfet d'Indre et Loire Jean-François Delage à l'ASPIE Il me semble hasardeux de tirer des conclusions de cette analyse. [...] Le prélèvement doit être représentatif du lot d'aliments mis à la consommation (humaine ou animale), tant en terme de répartition spatiale que de parties prélevées. [...] C'est pourquoi je vous informe que je vais faire réaliser les investigations utiles dans les conditions de fiabilités nécessaires. Je ne manquerai pas de vous tenir informé des résultats. Ainsi le préfet a mis 9 mois pour répondre et promettre de nouvelles analyses. Sa volonté d'étendre la zone de l'étude, diluant ainsi les résultats, et de s'en tenir aux seules conséquences sur l'alimentation, en oubliant que l'on est en espace humide inondable, n'est pas de bon augure. Du côté de Mme Beaufils, maire de Saint Pierre des Corps, mise en copie, c'est le silence complet. Il apparaît que ce genre de comportement de l'Etat n'est pas isolé, voir cet article d'Ouest-France |
De 2011 à 2017
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Le feuilleton, toujours en cours du tir au plomb dans les lieux humides De 2021 à 2026
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