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Le bâtiment actuel est peut-être trop récent (1990) pour que son architecture représente une quelconque valeur patrimoniale. Et pourtant, il a du caractère !
Il a l'allure d'une belle porte d'entrée vers de longs voyages. Et historiquement il représente l'arrivée du TGV en Touraine. En 36 ans d'existence les tourangeaux s'y sont attachés. D'ailleurs, n'est-il pas étonnant que le document de concertation faisant la "promotion" de sa destruction (terme exact malgré les mots employés par la SNCF), utilise l'image de ce bâtiment emblématique pour la couverture de son document de présentation ? N'est-ce pas du cynisme que d'afficher en première page un bâtiment emblématique pour expliquer plus loin, en petite ligne, qu'il sera "modernisé", voir "transformé" et finalement sans oser vraiment le dire plutôt DETRUIT ! La page 18 est inquiétante tant sa rédaction est peu claire. La démolition n'est envisagée que dans le cadre d'une variante non retenue, mais la "conservation du bâtiment voyageur existant" est également une variante non retenue ! Donc, en même temps, on ne démolirait pas et on ne conserverait pas ! Comment ne pas y voir une volonté de confusion et même de mépris des citoyens, pour leur imposer une solution ? Les promoteurs du projet ont probablement flairé nos réactions d'indignation et ont sans doute tenté de noyer le poisson sur ce sujet, indéniablement sensible lorsqu'il touche au patrimoine public. Lorsque depuis plusieurs semaines nous évoquons ce sujet autour de nous tout le monde réagit par le déni : "Non, ils ne vont pas démolir la gare ?" Mais en fait : SI ! |
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La SNCF a bien "enrobé" son projet pour le présenter de façon positive. Elle a l'audace (ou le cynisme ?) de parler de transformation alors qu'il s'agit d'une destruction. Il faut attendre la page 14 du document de concertation pour découvrir sur la "vue d'intention du projet" que le bâtiment actuel a disparu… Quant à l'explication, elle apparaît à la page 18 où, en lisant attentivement, nous découvrons que la variante "conservation du bâtiment voyageur actuel " n'a pas été retenue. Pour certains, ce bâtiment est peut-être trop récent (1990) pour que son architecture ait une quelconque valeur patrimoniale et, pourtant, il a du caractère ! Il a l'allure d'une belle porte d'entrée vers de longs voyages. Et historiquement il représente l'arrivée du TGV. En 36 ans d'existence les tourangeaux ont pu s'y attacher. D'ailleurs, n'est-il pas étonnant que le document de concertation faisant la "promotion" de sa destruction (terme exact malgré les mots employés par la SNCF), utilise l'image de ce bâtiment emblématique pour la couverture de son document de présentation ? Est-ce un moyen supplémentaire d'engendrer de la confusion ? Les promoteurs du projet qui ont peut-être flairé nos réactions d'indignation, ont sans doute tenté de "noyer le poisson" sur ce sujet indéniablement sensible lorsqu'il touche au patrimoine public. Lorsque depuis plusieurs semaines nous évoquons ce sujet autour de nous, tout le monde réagit par le déni "non. Ils ne vont pas démolir la gare" . . . Mais en fait : SI ! Concernant les accès à la gare, les auteurs du projet regrettent que "plus de la moitié des accès à la gare de Saint Pierre des Corps se fasse aujourd'hui en voiture individuelle". Le bus à haut niveau de service (BHNS) est cité pour réduire le flux de voitures, mais quid de l'amélioration du fonctionnement de la navette ferroviaire entre les gares de Tours et Saint Pierre des Corps ? Il est regrettable qu'elle ne soit pas jugée prioritaire. Malgré tout, les usagers qui viennent de communes situées hors du cœur métropolitain (7 communes du Syndicat des Mobilités de Touraine) ne peuvent se permettre deux changements de mode de transport chronophages avant de monter dans le train, sous peine de le rater. Il ne faut pas non plus oublier les bagages et les accompagnateurs. Il est regrettable que les promoteurs du projet avancent masqués alors que le public a le droit de savoir pour exprimer son ressenti. L'ensemble du projet est globalement séduisant et répond aux enjeux liés à l'évolution de notre métropole ; notamment en lien avec d'autres grands projets structuraux en cours (Plan de mobilité-SERM), ou à venir (Vélival -- Autoroute Bas Carbone- entrée Est métropolitaine). Mais la démolition de la gare nord doit être évitée. Le Président : Stéphane GARVRILOFF |