Communiqués
  1. Le 20 juillet 2016 :
    Le val de Tours devient-il un terrain d'expérimentation pour la gestion des crues ?

    L’alerte Inondation de juin dernier a totalement validé les analyses de l’AQUAVIT : risques Cher accrus du fait des aménagements récents, absence de fiabilité du système d’endiguement de premier rang du val de Tours, d’où nécessité d’un ouvrage de second rang tel que la digue du Canal. La commission d’enquête PPRI l’a d’ailleurs reconnu en estimant que "sans cet endiguement l'inondation de Tours passe de conditionnelle à certaine". Cela ne l’a pas empêchée de valider une révision du PPRI décuplant le risque d'inondation sur le val de Tours.

    La préfecture d'Indre et Loire applique les consignes d'un Atelier National, issu du Ministère de l’Environnement, pour qui la question du risque est accessoire face aux enjeux d’aménagement. L’inondation devient "diffusion apaisée de l'eau", il faut "sortir d'une approche défensive du risque" et considérer que le val de Tours est une "expérimentation". Le déclassement de la digue du Canal en janvier dernier, préalable à sa "mise en transparence", s’inscrit dans cette perspective.

    L'agglomération Tours Plus, par l'intermédiaire de son agence d'urbanisme (ATU), publie une carte allant dans le même sens, avec pour légendes : "Organiser l'entrée de l'eau en amont du val", "Lever les obstacles aux écoulements en milieu urbain", "Faciliter le chemin de l'eau", "Pour un aléa accepté". Voilà comment on décuple le risque d’inondation et comment on est passé du PPRI protecteur de 2001 à celui alarmiste de 2016.

    Pourtant, lors de l'inondation de début juin dernier, les autorités en sont restées à la traditionnelle "approche défensive du risque", allant jusqu'à évacuer plus d'un millier de personnes. La crue n’était pourtant que de fréquence décennale. Qu’en sera-t-il lors d’une rupture de digue de premier rang (de retour 50 ans), annoncée par l’étude de dangers 2013 ?

    L'AQUAVIT s'est à plusieurs reprises indignée de ce double discours mettant en danger un val habité de 130 000 personnes. Après les inondations de juin qui semblaient propices à une prise de conscience de ce qu'est vraiment une "diffusion apaisée de l'eau", elle a alerté les plus hautes autorités de l’Etat. La réponse apportée par la Ministre de l'Environnement soutient à la fois la politique sécuritaire de début juin et un risque volontairement aggravé par l’ouverture du val (depuis Conneuil, à La Ville aux dames). L’aléa d’inondation, naguère combattu, serait désormais accepté (notion de résilience), et même facilité.

    Compte tenu de ce changement de stratégie imposé aux populations et des graves anomalies procédurales l’accompagnant, nous venons de déposer un recours auprès du Tribunal Administratif d'Orléans pour que l'arrêté de déclassement de la digue du Canal soit retiré. A cet effet, nous avons fait appel au cabinet d'avocats Huglo-Lepage, spécialiste de l'environnement.

    Liens :

  2. Le 1er juin 2016 :
    Inondations : l'inconscience des élus Tourangeaux quand l'Etat décuple les risques

    Alors que plusieurs départements proches et l’Est de la Touraine connaissent des inondations spectaculaires, l'AQUAVIT, en tant que force de proposition pour une meilleure qualité de vie et lanceur d'alerte, ne peut que souligner l’inconscience de trop d’élus Tourangeaux face à des projets de l’Etat qui conduisent à amplifier l’impact des inondations sur le val de Tours. Il en est ainsi de la remise en cause des ouvrages de protection, avec pour première étape le déclassement de la digue du Canal séparant St Pierre des Corps de Tours.

    La maire de Saint Pierre des Corps, réclamait ce déclassement dans une perspective à courte vue, au mépris des risques d’inondation aval et des menaces résultants des aménagements prévus en amont de sa commune abritant pourtant trois sites SEVESO et de nombreuses entreprises.

    Le maire de Tours a signé son accord le 9 juillet 2015, sans même en avertir le Conseil Municipal. Alors que les deux maires précédents de la ville étaient farouchement attachés au maintien de l'ouvrage, il a cédé à une pression de l'Etat aux motifs ignorant la sécurité des biens et des personnes et ne reposant - contrairement à ce qui est prétendu - sur aucune base scientifique.

    Le premier adjoint a affirmé à plusieurs reprises que "on ne parle ni d'arasement, ni de destruction de la digue", alors que le rapport de l'arrêté de déclassement dit explicitement le contraire : "La mise en transparence de cet obstacle (devenu un remblai en zone inondable) devra être recherchée et rendue opérationnelle par tous les moyens, de manière totale ou partielle". Il s'agit de supprimer un "obstacle à l'étalement de la nappe d'eau". L'inondation devrait être étendue sur tout le val, comme en 1856 quand on circulait en barque sur les boulevards Béranger et Heurteloup... Notre agglomération va-t-elle devenir le premier déversoir urbain pour inondation ?

    Un conseiller municipal Vert s'est contenté de dire qu'on découvre que la ville de Tours est inondable, alors que depuis l'antiquité et ses constructions sur pilotis jusqu'aux marches d'escalier à gravir dans la plupart des maisons, tout le monde le sait.

    Nous osons cependant croire que, sous la pression des habitants, heureusement plus conscients, qui se sont exprimés nombreux lors de l'enquête sur le PPRI, les élus vont enfin prendre la mesure de la menace. C'est ainsi que nous saluons la lettre que le député de Tours a écrit à Mme la Ministre de l'Ecologie (c'est son administration qui est en cause), le 18 mai, pour lui demander un examen de ce "dossier majeur" pour y apporter une "décision adéquate".

    Madame la Ministre, vous qui n'avez jamais apporté une justification à ce que nous vous avons dénoncé, le choix est simple : ou vous rétablissez le classement d'une digue qui a montré son efficacité en 1866, toujours entretenue et renforcée depuis 150 ans, ou vous persistez à soutenir d’obscures motivations d’une « feuille de route », en faisant passer au second rang ce qui devrait être la priorité ultime de votre Ministère : la sécurité des citoyens et de leurs biens.

    Nous venons de prendre connaissance de cette "feuille de route" d’un "Atelier National" de 2013 et nous craignons que ce déclassement ne soit que la première étape d’un plan beaucoup plus vaste, qui, au-delà d’une digue de second rang, remettra en cause des ouvrages de premier rang afin de transformer en déversoir tout le val de Tours, depuis la digue de Conneuil (à la Ville aux Dames) jusqu’à la confluence du Cher, renouvelant la catastrophe de 1856 avec un immense lac, pour des inondations de bien moindre ampleur et plus fréquentes.

    Pour plus d’information :
    • le dossier "Digue du canal" sur notre site http://aquavit37.fr/2015digue
    • l’AQUAVIT tiendra son assemblée générale le mercredi 8 juin, suivie d’une réunion publique à 19 h, salle 120 des Halles, sur le thème "La prévention des risques d’inondation dans le val de Tours".

  3. Le 9 mai 2016 :
    Non à un PPRI qui accroît l’exposition aux inondations

    L’enquête publique portant sur la révision du Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) des 18 communes du val de Tours se termine le 19 mai prochain. Le dossier associé remet en cause un élément fondamental de l’ancien document de 2001, le classement du Val de Tours en aléa faible. Cette enquête est la dernière occasion d’infléchir ou de contester l’utilité de cette révision.

    En détournant de son sens une étude de dangers de 2013, l’Etat a prétexté une fragilité, jusque-là insoupçonnée du système d’endiguement du val, notamment la digue du Canal, le long de l’autoroute, séparant Tours de St Pierre des Corps, pour aggraver la qualification du risque dans le nouveau zonage. Le val de Tours passe ainsi en aléa fort, très fort ou exceptionnel dans le PPRI révisé.

    Les conséquences seront redoutables sur le marché de l’immobilier, les assurances habitation, la prise en compte des nouvelles normes d’aménagement, des restrictions en tous genres…

    Le prétexte s’appuie sur une catastrophe, jamais atteinte, de fréquence millénale. Un PPRI devrait protéger d’évènements bien plus fréquents. Les digues du Canal, de Rochepinard, Wagner, qui ont fait leur preuve dans l’histoire, sont effacées. Désormais en cas de crues centennales, il n’y aura plus "d’obstacle à la nappe d’eau", comme le dit l’Etat.

    Ce désengagement au mépris de la protection des citoyens est inacceptable. Le mercantilisme prime aujourd’hui sur la sécurité. Juridiquement, la commune de Tours et l’agglomération Tour(s) Plus seront seuls responsables…

    Dans la phase préliminaire, collectivités locales et citoyens s’en sont déjà inquiétés, c’est le moment de se manifester ! Consultez le site de l’AQUAVIT (aquavit37.fr) pour vous informer et vous exprimer auprès de la commission d’enquête.

  4. Le 24 février 2016 :
    PPRI : l'Etat met en danger la population du val de Tours

    Alors que l’ancien Plan de Protection contre les Risques d’Inondation (PPRI) de 2001 affirmait que le risque d’inondation dans le val de Tours était faible, celui en cours de révision (finalisation en 2016) le juge fort à très fort. En 2001 la digue du Canal (le long de l’autoroute) aurait contribué à « sanctuariser » le val de Tours, en 2016 elle serait devenue « inutile et dangereuse ». Chaque Tourangeau peut pourtant se rendre compte que l’ouvrage n’a pas changé, ce qui est confirmé par la visite technique de 2011, qui le juge « très peu dégradé ».

    La vérité est évidemment plus nuancée et se situe entre ces deux opinions extrêmes, celle de Jean Royer et Jean Germain avant 2012, celle de Serge Babary après 2013. En cas d’inondation exceptionnelle (comparable à 1856), approchant les 52 mètres au-dessus du niveau de la mer, un risque de brèche existe, concomitant avec une surverse possible sur le Cher. S’y ajoute un risque de brèche de la digue de la Loire en aval de la digue (vers le pont Mirabeau), l’ouvrage protégeant alors St Pierre des Corps et ses trois sites Sévéso. Ramené à l’échelle d’un siècle, ce risque n’est pas faible, et le danger est d’autant plus fort que l’on se trouve à proximité d’une brèche.

    Inversement, se baser sur le seul cas des inondations exceptionnelles pour estimer l’ouvrage inutile ne repose sur aucune base technique validée. Une analyse de l’étude de dangers de 2013 montre même qu’à 50 m de hauteur d’eau la digue stopperait les inondations, qu’elles viennent d’amont ou d’aval.

    Dans l’avant-projet de PPRI actuellement proposé à concertation, l’Etat veut supprimer la digue du canal, non pas physiquement sur toute sa longueur (au moins à court terme), mais en ôtant sa protection juridique (le classement) afin d’y effectuer des trouées pour que l’eau puisse circuler sans entrave (« mise en transparence »), creusant donc jusqu’à 47 ou 48 m, comme le montre un schéma d’un « atelier national » de 2014 et le projet gagnant du concours « Ouvrir les passages » de 2015. Et aussi une sortie d’autoroute au centre commercial des Atlantes, etc.

    Dans ces conditions, un inondation de type « moyenne », à 50 mètres de hauteur provoquerait une inondation d’une vaste zone de plus de 100.000 habitants, avec des hauteurs d’eau allant jusqu’à trois mètres (quartiers Velpeau et Beaujardin ). Disons-le sans détour, ce déclassement est déraisonnable, car il met en danger les biens et les personnes de tout le val de Tours. L’AQUAVIT vient d’envoyer à Mme la Ministre de l’Ecologie une lettre ouverte (http://aquavit37.fr/2015digue/ministre.html), dénonçant ce désengagement brutal de l’Etat de ses fonctions régaliennes au mépris de son rôle de protection des populations.

    L’AQUAVIT invite les citoyens à s’informer et à exprimer leur désapprobation.

    S’informer : sur notre site http://aquavit37.fr/2015digue ou lors d’une « promenade » le long de la digue : rendez-vous le samedi 5 mars à 14 h et le mercredi 9 mars à 18 h, départ au pont du Milieu.

    Exprimer sa désapprobation : en écrivant à la préfecture par courrier postal ou à pref-ppri-tours-luynes@indre-et-loire.gouv.fr (éventuellement au maire de Tours qui, au nom de tous les Tourangeaux, a approuvé le déclassement le 9 juillet 2015, sans même en référer au conseil municipal).

  5. Le 28 janvier 2016 :
    Haut de la rue Nationale : L'AQUAVIT saisit l'UNESCO

    Une septième enquête publique concernant le réaménagement du Haut de la rue Nationale vient de débuter à la mairie de Tours, illustrant la volonté de faire passer le projet par tranches. Un des volets de cette enquête porte sur l’opportunité de mener une évaluation environnementale. Comme si c'était un détail à finaliser...

    Les positions de l'AQUAVIT sur ce projet sont connues de longue date. Si le début des travaux dans la partie Sud du périmètre concerné (CCCOD, St Julien) ne soulève pas d'opposition majeure, il en va tout autrement de l'entrée Nord, notamment l'implantation des tours-hôtels Hilton, le devenir de la place Anatole France et la densification excessive envisagée.

    Depuis de longues années, notre association a tout tenté pour faire évoluer les grandes lignes de l'opération. Aussi, venons-nous de saisir le Centre de gestion des sites classés UNESCO afin de s'assurer que le projet architectural retenu pour les deux marqueurs urbains d'entrée de ville est bien compatible avec les engagements pris en 2000 par l'Etat français dans le cadre du classement Val de Loire Patrimoine Mondial et de son plan de gestion. Voir notre dossier "l'AQUAVIT saisit l'UNESCO" : aquavit37.fr/2014nationale/unesco.html.

    On relève d’ailleurs dans ce plan de gestion la nécessité de réaliser un diagnostic paysager systématique avant toute implantation d’un équipement d’envergure. N’aurait-il pas été nécessaire de commencer par là ?

    [P.-S. : en complément, la déposition de l'AQUAVIT à cette septième enquête publique]

  6. Le 12 janvier 2016 :
    Diminution de la protection contre les inondations dans le val de Tours

    L’année 2016 sera marquée par l’achèvement de la révision du Plan de Protection contre les Risques d’Inondation (PPRI) du val de Tours, val de Luynes. Une inondation exceptionnelle de type 1856 fait partie des trois catastrophes naturelles de niveau national redoutées par l’Etat.

    En septembre 2015, s’appuyant sur une étude de dangers de 2013 restée confidentielle, la préfecture avait décidé de soumettre au CODERST un arrêté de déclassement de la digue du canal (entre Tours et St Pierre des Corps, le long de l’autoroute), préalable à « la mise en transparence de cet ouvrage à court terme », ouvrage qui avait pourtant sauvé la ville de Tours de l’inondation en 1866. Le préfet d’Indre et Loire n’a pas signé cet arrêté. Ce déclassement avec « mise en transparence » est néanmoins repris dans l’avant-projet du PPRI publié en décembre 2015.

    L’étude de 2013 a enfin été communiquée fin décembre 2015. Avant de terminer une analyse approfondie, nous remarquons que ses conclusions préconisaient une étude complémentaire, l’analyse de plusieurs hypothèses (dont la consolidation de l’ouvrage) et une concertation « approfondie », ce qui n’a pas été fait... Nous soulignons aussi que les « risques de rupture à 100% » ne portaient que sur quelques cas particuliers, ne mettant pas en cause la solidité de la digue sur des crues de moindre ampleur. Il était donc exagéré de prétexter que la digue est dangereuse et inutile pour la déclasser, alors que les motifs de fond sont tout autres : lancer d’importants chantiers de Travaux Publics, préconisés par un Atelier National d’urbanistes en 2014, et pour l’Etat de désengager.

    La digue du canal a toutes les capacités de rester un élément clé du système de protection du val, comme le reconnaissaient le PPRI précédent de 2001 et un arrêté préfectoral de 2012. La mettre en transparence, en fait la supprimer, aggraverait sensiblement le risque d’inondation sur les 18 communes du val de Tours – val de Luynes, y compris sur St Pierre des Corps et La Ville aux Dames (cas de remontée d’eau par l’aval).

    Tout cela est très préoccupant. En ce début d’année, mise à part les fortes inquiétudes exprimées lors des récentes réunions d’information sur le PPRI, nous regrettons le manque de prise de conscience. Notamment la mairie de Tours refuse d’aborder le sujet, que ce soit dans son journal municipal ou en réunion publique ou avec le CVL-Est.

    En conclusion nous souhaitons qu’en 2016 ce sujet soit abordé en toute transparence et sans a priori, avec la volonté de sécuriser les habitants et leurs biens. A cet effet, nous rappelons que notre site présente de façon précise les enjeux : http://aquavit37.fr/2015digue.

    La réunion mensuelle de l'AQUAVIT, du jeudi 14 janvier 2016 à 18 h salle 107 des Halles, sera consacrée à la digue du canal.

  7. Le 9 décembre 2015 :
    Enquête NR, quelle architecture pour Tours ?

    L’AQUAVIT se félicite des résultats du sondage effectué sur le site de La Nouvelle République (NR du 2 décembre), qui valident les positions qu’elle défend depuis des années dans le domaine de l’urbanisme et des choix architecturaux. 73% des participants « souhaitent un retour aux immeubles classiques (ardoises et pierres blanches) » contre 7% favorables à « une architecture fantaisiste et colorée (type cubes beiges) ». Le résultat est sans équivoque et doit être pris en compte par nos décideurs et par les professionnels du bâtiment.

    Cette enquête démontre également l’attachement viscéral de nos concitoyens aux grands héritages urbanistiques et à leur patrimoine. C’est aussi un rejet des choix architecturaux imposés depuis une dizaine d’années, validés par un PLU dont l’AQUAVIT avait vigoureusement condamné le contenu lors de son adoption en 2010-2011. Chacun peut mesurer l’impact destructeur de ce document d’urbanisme, y compris en secteur sauvegardé (PSMV de 2013). Même l’axe emblématique de la ville (Tranchée – Pont de pierre – rue Nationale – avenue de Grammont), considéré comme l’une des plus belles percées urbaines du pays est remis en cause. La place de la Tranchée a été saccagée, la place Choiseul bétonnée. La place Anatole France dénaturée (bientôt deux gros cubes Hilton ) sera indigne d’une entrée de ville qui se veut capitale d’un Val de Loire patrimoine de l’Humanité.

    L’AQUAVIT réclame depuis des années une consultation publique sur les choix architecturaux des nouveaux édifices (« signaux urbains »), comme l’avait fait Jean Royer lors de la reconstruction du Pont de pierre en 1978. Les tourangeaux avaient déjà opté pour le choix le plus respectueux du patrimoine. Il n'est pas trop tard pour envisager une telle consultation pour le Haut de la rue Nationale.

    Comme nous l’avons démontré dans une récente lettre ouverte au Maire de Tours (aquavit37.fr/2013symphorien/2015/maire.html) la municipalité dispose d’ores et déjà des moyens juridiques de répondre aux aspirations urbanistiques des Tourangeaux, dans l'attente d'une révision importante du PLU.

  8. Le 25 novembre 2015 :
    Passerelles pour piétons et cyclistes : un manque d’ambition + Tours Nord + Berthenay

    La décision de construire une nouvelle passerelle Fournier résulte d’un long combat. Compte tenu de l’investissement appuyé de notre association (cf. notre page http://aquavit37.fr/2011passerelle), nous ne pouvons que féliciter Tour(s) Plus du début des travaux et de cette avancée en faveur des circulations douces.

    Après deux ans de silence, une réunion organisée par la mairie de Tours et Tour(s) Plus a permis le 2 novembre dernier de connaître les détails du nouvel ouvrage. S'il semble faire l'unanimité dans le franchissement des voies ferrées, que ce soit par sa largeur de 2,40 mètres ou son esthétisme en double arche, il n'en est pas de même pour ses accès.

    Un meilleur positionnement des rampes aurait en effet évité un allongement inutile du parcours :
    • à l'Est, vers le quartier Velpeau, où le terre-plein de la rue du Dr Fournier n'est pas utilisé pour permettre le franchissement de l'axe dangereux qu'est la rue Edouard Vaillant,
    • à l'Ouest, vers le quartier du Sanitas, où la rue Jacques-Marie Rougé, très large et peu utilisée, permettait un accès direct à la station de Tramway en face du Palais des Sports.

    De plus ces rampes sont étroites, 1,50 m, même si les normes réglementaires sont respectées. Il nous semble qu’elles s'annoncent problématiques à l’usage, pour les personnes à mobilité réduite, et aussi pour les usagers encombrés croisant des cyclistes.

    Enfin, aucune assurance n'est donnée pour de possibles évolutions de l’ouvrage, qu’il s’agisse d'installer des rampes mieux orientées et plus larges, ou d’ajouter des ascenseurs.

    Comme l'a souligné le Groupe Citoyen de la Passerelle Fournier (pressibus.org/passerelle), cela montre un manque d'ambition, une vision trop étriquée des circulations douces. On construit la nouvelle passerelle comme si on remplaçait et embellissait l'ancienne en y ajoutant des rampes.

    Cela n'est pas conforme aux ambitions sur les circulations douces affichées dans le Plan de Déplacement Urbain de 2013 et dans le Schéma de Cohérence Territoriale de 2013. La prochaine passerelle à réaliser, celle au-dessus de la Loire reliant La Riche à Fondettes, pourtant inscrite dans le PDU 2013, adopté à l'unanimité des élus de Tour(s) Plus, n’en est même pas au stade des études...


    En complément à ses communiqués précédents, l’AQUAVIT vient de publier sur son site :
    • une page illustrant la promenade sur plusieurs opérations immobilières excessives à Tours Nord, suite à la réunion réunissant les riverains le 6 novembre dernier : aquavit37.fr/2013symphorien/2015
    • une lettre ouverte au maire de Tours tirant le bilan de cette réunion et cette marche : aquavit37.fr/2013symphorien/2015/maire.html
    • une page présentant l’abattage scandaleux d’un chêne centenaire à Berthenay, montrant la nécessité d’une « Charte de l’arbre » évitant ce type d’agression contre une nature que l’agglomération considère officiellement comme une « valeur capitale » dans le périmètre  classé UNESCO « Val de Loire » : aquavit37.fr/2015berthenay

  9. Le 3 novembre 2015 :
    Votre cadre de vie face à la pression immobilière à Tours Nord

    Dès avril 2013, notre association avait alerté sur une densification excessive concernant de nombreux quartiers de Tours Nord, transformés en un terrain de jeu de la spéculation immobilière (voir notre page aquavit37.fr/2013symphorien).

    Actuellement chantiers et projets se multiplient provoquant d'irrémédiables impacts négatifs en matière de qualité de vie pour les actuels riverains et les futurs résidents.

    La prise de conscience s'est élargie, les riverains se rassemblent en collectifs, des recours sont lancés, plusieurs ont récemment débouché sur des annulations par les tribunaux administratifs. De son côté, la municipalité a favorisé une certaine concertation permettant aux promoteurs d'ajuster leurs projets en fonction des remarques des riverains. Elle vient aussi de lancer une procédure de révision du Plan Local d'Urbanisme (PLU), seul moyen à nos yeux d'aller vers des formes de densification raisonnables.

    Pour faire le point sur ce sujet, l'AQUAVIT, Pitrichacha et plusieurs collectifs de riverains organisent une conférence-débat suivie d'une marche vers quelques points chauds des quartiers Hardouin et Bordiers : le samedi 7 novembre 2015, salle Chateaubriand, 2 rue de Saint Malo, 37100 Tours Nord, à 14 heures.

  10. Le 27 octobre 2015 :
    Pour une charte de l'Arbre à Tour(s) Plus

    En septembre, nous avons appris, sur la commune de Tours, l'abattage de platanes et de saules pleureurs devenus dangereux car attaqués par un champignon les fragilisant. A la mi-octobre 2015, place Jean Duval, près de la rue des Tanneur, des arbres racines à l'air, abîmées, subissaient des travaux de réaménagement. Les champignons vont pouvoir s'installer et se développer. Dans quelques années, devra-t-on les abattre ?

    Le service des Espaces Verts est démuni face à ces mauvaises habitudes du BTP. Considérer les arbres urbains avec autant d'irrespect est-il une fatalité ? Non, certaines communes ou agglomérations ont pris des mesures préventives en imposant le respect d'une Charte de l'Arbre.

    Cela fait maintenant cinq ans qu'associations et collectifs environnementaux tourangeaux, las de constater la dégradation de notre patrimoine arboré, demandent la mise en place d'une telle Charte. L'idée semble avancer chez les élus, mais très lentement ; il n'y a pas encore lieu de croire qu'il existe une véritable volonté d'agir.

    Alors que la révision en cours du PLU est une occasion de traduire enfin en actes les bonnes intentions (PADD du PLU, SCOT, Plan Climat...), l'AQUAVIT rappelle qu'une Charte de l'Arbre, donnant des moyens à une "équipe S.O.S. Arbres" permettrait enfin de vraiment instaurer une culture du respect de l'arbre urbain que la population appelle largement de ses voeux.

    Notre page dédiée : aquavit37.fr/2015arbres avec, pour exemple, des citations de la Charte de l'Arbre du Grand Lyon.

  11. Le 9 octobre 2015 :
    Une amorce de concertation sur l’avenir de la digue du Canal

    Ce communiqué fait suite à celui du 21 septembre où nous avons qualifié d'insupportable la façon dont était décidé le déclassement de la digue du canal, dans le plus grand secret, sans aucune consultation de la population, ni de 16 des 18 maires concernés dans le val de Tours, ni même des conseils municipaux de St Pierre des Corps et Tours, dont les maires sont signataires. Depuis, sans même avoir eu connaissance des études incriminées (et de celles encore en cours...), le CODERST a accepté ce déclassement, il ne manque que la signature du Préfet d'Indre et Loire. En attendant, nous avons appris que les habitants de La Chapelle sur Loire avaient, eux, droit à une enquête publique pour s'exprimer sur l'avenir de leur digue. Pourquoi y-a-t-il ainsi deux poids deux mesures ? Pourquoi cette incompréhensible précipitation à Tours ?

    A notre connaissance, M. Le Préfet d'Indre et Loire n'aurait pas, à ce jour, signé le décret de déclassement de la digue du canal. L'AQUAVIT vient de s'adresser à Mme la Ministre de l'Ecologie, dont les services sont en cause, pour lui demander de stopper cette procédure de déclassement-arasement. Comme à La Chapelle sur Loire, l'avenir de cet ouvrage doit résulter d'une enquête publique, réalisée sur les 18 communes concernées.

    Jeudi 8 octobre, en début de séance plénière du CVL-Est, M. Laurent Bresson, directeur de la DDT, en présence de plusieurs adjoints au maire de Tours, a engagé la discussion avec les habitants et notre association. Dans son propos, il s'est montré rassurant en refusant qu'on pratique des ouvertures dans la digue, ce qui est en contradiction avec le concours "Ouvrir les passages" soutenu par Tour(s) Plus et les propos écrits dans La Nouvelle République du 29 septembre : "Des travaux seront faits pour laisser l’eau déferler le jour où..." et "Des travaux seront menés assez rapidement sur la digue pour créer des ouvertures...". Il admet que la digue pourrait servir jusqu'à son niveau de sécurité (apparemment environ 2 mètres sur les 5 mètres de hauteur). Il reconnaît qu'elle peut protéger St Pierre des Corps si l'eau venait de l'aval. Il s'est aussi engagé à pratiquer la concertation.

    L'AQUAVIT est bien sûr satisfaite d'entendre ces propos de bon sens après tant d'annonces expéditives sans nuances. Nous ne comprenons toutefois pas pourquoi, en conséquence, la procédure de déclassement n'est pas déjà abandonnée. Puisque la DDT reconnaît que la digue peut protéger les Tourangeaux dans certains cas d'inondation, elle doit impérativement conserver sa qualification de classe A, signifiant qu'elle protège plus de 50.000 habitants (en fait 120.000 dans le val).

    Ce projet de déclassement résulte de tant d’approximations, d’incertitudes scientifiques, d'une opacité incompréhensible, du refus de communiquer des documents, du déclenchement de l'étrange concours "Ouvrir les passages" (sur lequel s'est appuyé la DDT dans son document au CODERST, allant jusqu’à prévoir un « mise en transparence » dès 2016), sans oublier les déclarations intempestives tenues à la NR (qui ne les a pas inventées...) ! Il est encore temps d’abandonner ce projet de décret absurde, pour tourner la page.

    On pourra alors dialoguer plus sereinement sur la sécurité des habitants du val de Tours face aux inondations.

    Notre page dédiée : aquavit37.fr/2015digue

  12. Le 21 septembre 2015 :
    La digue du canal condamnée ? Le val de Tours serait ouvert aux inondations

    L’AQUAVIT vient de prendre connaissance de la volonté de l’Etat de déclasser puis d’araser à court terme la "digue du canal" qui longe l’autoroute côté Tours, avec l’accord des maires de Tours et St Pierre des Corps. Cet ouvrage était considéré depuis un siècle et demi comme un élément majeur du système de protection du val de Tours et de sa « sanctuarisation".

    Les membres du "Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques" (CODERST) sont invités à valider cette décision jeudi prochain 24 septembre. Engagé depuis plus de deux ans, ce choix a été délibérément tenu secret. Une fois de plus, les Tourangeaux vont être mis devant le fait accompli et vont découvrir la gravité de la situation avec l’arrivée imminente des engins de génie civil.

    "Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage" affirme le dicton, en voilà une illustration cinglante. Cet ouvrage est aujourd’hui accusé de tous les maux. Une étude de dangers réalisée dans le cadre du classement du val de Tours en Territoire à Risque Important (TRI) et de la révision du PPRI du "val de Tours – val de Luynes" démontrerait toutes ses faiblesses : niveau de sûreté dérisoire, probabilité de rupture de 100 %, menaces pour les populations en pied de digue, impossibilité de colmater les ouvertures avec des batardeaux… Cet ouvrage qui était censé protéger près de 100.000 Tourangeaux est considéré aujourd’hui comme une vraie passoire !

    Derrière ces arguties, se cachent des motivations beaucoup plus profondes : le désengagement financier d’un état incapable d’assumer ses responsabilités en matière de protection des citoyens et de leurs biens, la mise en scène d’une opération dans le cadre d’un atelier national soutenu par le ministère de l’Ecologie. Cet atelier a choisi le val de Tours comme site expérimental. L’opération considérait la suppression de la digue du canal ("dangereuse et inutile") comme préalable à d’importants chantiers d’aménagements urbains dont les Tourangeaux ont eu vent au cours des derniers mois avec un concours "Ouvrir les passages" lancé par Tours Plus.

    L’AQUAVIT dénonce vigoureusement cette procédure de déclassement lancée en pleine phase de révision du PPRI. La cartographie de l’aléa soumise à la première phase de concertation et aujourd’hui définitive, repose sur des travaux (« études de dangers »…) retenant l’existence de cet ouvrage. En décidant de l’araser, la cartographie retenue perd toute sa crédibilité. Alors qu’approche la seconde phase de concertation devant déboucher sur un avant-projet appelé à être soumis à enquête publique, il est insupportable qu’une décision d’une telle gravité échappe au verdict citoyen.

    Argumentation sur nos pages aquavit37.fr/2015digue et aquavit37.fr/2015digue/coderst.html

  13. Le 17 juillet 2015 :
    Pour la création d'un noyau de biodiversité au Vieux Groison (Tours Nord)

    Le sauvetage du Vieux Groison, sur le coteau nord de la Loire à St Symphorien, était un des enjeux des élections municipales de 2014. L'équipe du nouveau maire était venue sur place et avait pris de solides engagements. Elle avait répondu positivement à la question « Approuvez-vous notre proposition de faire sur le site du vieux Groison un "noyau de biodiversité" en y interdisant tout projet d'urbanisation ? ». Un an et demi plus tard, qu'en est-il ?

    La construction entamée avant les élections est terminée. Le projet déposé par Touraine Logement a été maintenu et accepté avec une légère diminution de "voilure". Les efforts consentis pour protéger la zone humide et sa biodiversité semblent vains : la source se tarit, le terrain va s'assécher, les salamandres et les crapauds accoucheurs (dont l’habitat est protégé) vont disparaître. Un autre projet que l'on croyait enterré resurgit, dans le coin sud-ouest (à l'angle de la rue de la Pierre). Là aussi, la "voilure" est réduite, le bâtiment collectif est remplacé par quatre maisons de ville, mais l’impact environnemental est tout aussi désastreux, l’espace vert est condamné.

    L’étude d’impact demandée de longue date à la mairie de Tours n’a jamais été effectuée. Elle s’avère pourtant plus nécessaire que jamais si on veut effectuer un état des lieux et sauvegarder ce qui peut l’être.

    Jusqu’à présent, à Tours, les projets immobiliers ont primé sur la défense de la nature et de la biodiversité. Cela va pourtant à l'encontre d'une des quatre orientations du Plan Local d'Urbanisme (PLU), visant à développer la trame verte. Cela va aussi à l'encontre de deux des cinq orientations de la révision du PLU récemment engagée ("une place plus importante pour le végétal", "la préservation des vues et des grands paysages"). Va-t-on continuer à faire le contraire de ce que l'on promet ? Un premier changement semble perceptible sur le site Ste Marguerite / Grammont avec la création d’un espace vert conséquent.

    Il est encore temps de sauver le Vieux Groison. Des mesures urgentes doivent être prises pour pallier le tarissement de la source et annuler le nouveau projet immobilier. Le permis de construire demandé peut encore être refusé en s'appuyant sur la possibilité de "surseoir à statuer dans les conditions définies par l'article L111-8 du code de l'urbanisme concernant les constructions [...] qui seraient de nature à compromettre [...] l'exécution du futur PLU".

    L'AQUAVIT renouvèle sa demande de préservation du site du vieux Groison comme "noyau de biodiversité" au sens introduit par le Schéma de Cohérence Territoriale de l'agglomération Tourangelle (SCOT) 2013. L'actuelle révision du PLU s'y prête, puisqu’il doit devenir compatible avec le SCOT. Le maire n’a-t-il pas rappelé en janvier dernier son engagement à sauvegarder les espaces verts du coteau ?

    Détails sur notre page aquavit37.fr/2014groison


  14. Le 8 juillet 2015 :
    Lacs des peupleraies : priorité à la biodiversité et à la tranquillité

    En zone inondable du lit majeur du Cher, en aval de la commune de Saint-Pierre-des-Corps et en amont de celle de Tours, se trouvent deux vastes pièces d'eau créées sur d'anciennes gravières, les lacs des Peupleraies. Le parc qui les entoure est un lieu de détente, trop peu connu des habitants. Dans une perspective de mise en valeur, l’agglomération de Tours a lancé une phase de diagnostic, afin de déterminer un programme d'action, en consultation avec les associations environnementales et sportives. La première préoccupation est de trouver un nouvel équilibre biologique qui évite l'envasement et la présence de plantes invasives.

    L’AQUAVIT a publié sur son site sa réponse au questionnaire, avec ajout d’illustrations et de liens : aquavit37.fr/2015peupleraies. Nous approuvons l’initiative. Toutefois, nous soulevons un certain nombre de préoccupations en matière d’impact des aménagements envisagés. Compte tenu de la position en agglo de ces plans d’eau, nous souhaitons que Tour(s) Plus prenne en compte un compte un certain nombre de paramètres spécifiques en matière de protection d’atmosphère, de lutte contre le bruit, de respect du plan climat, de développement de la biodiversité et avant tout de la qualité des eaux.

    Rappelons que ces lacs sont alimentés par le Cher, qui est la rivière la plus polluée du bassin de Loire moyenne. Ce programme doit s’insérer dans le contexte du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) du Cher-Aval en cours de finalisation. En cela, les choix à venir doivent doit être radicalement différents du terrain de jeu réalisé ces dernières années à la Gloriette.

  15. Le 30 avril 2015 :
    Rue de la Fuye : faudra-t-il la mort d'un cycliste pour que la mairie réagisse ?

    En 2012, de nombreux habitants s'étaient élevés contre un nouvel aménagement des rues de la Fuye et Jolivet, dans le quartier Velpeau de Tours. Un contresens cyclable rendait les parcours à vélo dangereux sur ces axes de transit à fort trafic, avec des feux tricolores et de larges bus. Si le passage en zone 30 permet un tel aménagement sur les plupart des rues, il y a des cas particuliers pour y déroger, selon l'organisme CERTU le plus qualifié sur ce sujet, que nous avons consulté.

    Alors qu'un sondage du site de la Nouvelle République montrait que 79 % des Tourangeaux étaient opposés à ces contresens (66 % à cause de l'insécurité, 13 % à cause de la complexité, plus de 1800 réponses), la mairie de Tours n'avait rien voulu entendre.

    Rue de la Fuye, trois cyclistes ont été renversés par des automobiles durant les dix derniers mois (14 juin, 6 octobre, 11 février avec traumatisme crânien), alors que de mémoire d'habitant on ne se souvient pas d'un tel accident auparavant.

    L'AQUAVIT a alerté l’adjoint à la circulation et a demandé à ce que l'on revienne au dispositif précédent. M. Massot défend le statu-quo, s'appuyant sur le fait qu'un des trois cyclistes renversés était en état d'ébriété.

    Il oublie ainsi que dans l'aménagement précédent, notamment parce que la distance de sécurité d'un mètre avec les véhicules motorisés était beaucoup mieux respectée, les fautes d'inattention ne portaient pas à de telles conséquences. Il oublie aussi qu'avant d'être élue, l'actuelle équipe municipale critiquait ces contresens cyclables trop systématiques, il oublie le désaccord encore vif de la population sur quelques rues passantes. Il oublie surtout que la sécurité s'appuie d'abord sur la prévention des accidents.

    Ces trois cyclistes renversés en 10 mois constituent pourtant un symptôme très préoccupant. Faudra-t-il qu'il y ait un mort pour que la mairie réagisse ?

    D’un point de vue plus général, nous déplorons l’absence d’inflexion de la politique des déplacements doux à Tours, notamment en matière de séparation des flux piétonniers et cyclistes. L’objectif PDU de presque tripler la circulation cycliste en 10 ans est mal parti…

    C'est pourquoi, avec Vélorution, l'AQUAVIT appelle samedi 2 mai à un rassemblement place Velpeau à 15 h 15 (14 h 30 place Jean Jaurès pour les cyclistes).

    Notre page dédiée : aquavit37.fr/2012JolivetFuye

  16. Le 28 avril 2015 :
    Haut de la rue Nationale : les cubes Hilton au Patrimoine Mondial ?

    Depuis la programmation du réaménagement du Haut de la rue Nationale (PLU 2011), les enquêtes publiques se sont multipliées ainsi que les plans, maquettes, photomontages, prévenant néanmoins qu’il fallait attendre le projet architectural définitif pour en évaluer l’impact visuel. Aujourd’hui c’est fait : on découvre un jeu de cubes de béton, verre, métal, grossièrement inscrit dans les volumétries prévues dans les maquettes médiatisées de longue date.

    Dans les consultations publiques, une forte majorité de Tourangeaux dénonçait les atteintes aux patrimoines. La nouvelle équipe municipale s’était engagée à des modifications profondes d’un chantier contesté (cf. notre questionnaire aquavit37.fr/2014municipales). A l’arrivée, l’ancien projet est repris tel quel.

    L’architecture massive de ces hôtels privés ne contribue en rien à donner à cette entrée son prestige d’avant-guerre. Elle n’a rien à voir avec la notion de « paysage culturel urbain » motivant l’inscription au Patrimoine Mondial.

    Manifestement ce sont les enjeux financiers dictés par la SET, Eiffage, Hilton… qui ont imposé les choix urbanistiques et architecturaux retenus. Inquiets de leur impact dévastateur sur l'une des entrées les plus prestigieuses en val de Loire, nous avons alerté tous les étages de l’administration : SDAP, Préfecture, DRAC, DREAL, ministères concernés… En vain, chacun a refusé de prendre ses responsabilités sur un dossier qui, par son classement, relève exclusivement de l’Etat.

    L’Architecte des Bâtiments de France avait pourtant rappelé dans son avis la nécessité de respecter les contraintes du « plan Patout » de reconstruction imposé à la ville de Tours par l’Etat : symétrie d’ensemble, visibilité du clocher de St Julien, respect des alignements… Le lancement de ce programme a nécessité un saucissonnage procédurier et programmatique sans précédent afin de contourner l’hostilité des Tourangeaux et les obstacles juridiques. Il a nécessité pas moins de cinq enquêtes publiques, dont la plus importante, la modification du Plan de Sauvegarde (PSMV), a été annulée le 2 février dernier par la cour administrative d’appel de Nantes, alors que le Tribunal Administratif d’Orléans n’avait, comme à son habitude, rien trouvé à redire… La responsabilité de modification du PSMV relevant du Conseil d'Etat et non du Préfet.

    L’AQUAVIT rappelle les positions qu’elle défend invariablement depuis le lancement de cette opération. Les autres villes du Val de Loire inscrites au Patrimoine Mondial ont organisé un concours national d’architectes urbanistes préalable au lancement de leur grand projet public. Pourquoi rien à Tours ? Aucun des cinq dossiers d’enquête publique ne contient l’avis formel et écrit de la Mission Loire, pourtant chargée de veiller au strict respect des critères d’inscription au Patrimoine Mondial. Le non-respect de ces critères a fait perdre son label à la ville de Dresde il y a cinq ans. Pour cette raison, Vienne a dû d’abandonner un projet immobilier comparable. Une telle mésaventure n’est-elle pas à craindre pour le Val de Loire à cause de Tours ?

    La ville de Tours vient d’ouvrir en Haut de la rue Nationale un espace « dédié au projet », ouvert au public, afin de favoriser « son appropriation par les Tourangeaux ». Plutôt que cette grossière opération médiatique, pourquoi ne leur a-t-on pas demandé leur avis plus tôt ! Ni maintenant d’ailleurs… Rappelons qu’en 1978, face à un problème similaire pour la reconstruction du Pont de pierre, Jean Royer avait organisé un référendum sur un choix ouvert de possibilités. Les Tourangeaux avaient largement opté pour la solution la plus respectueuse du patrimoine. Décidément, la démocratie locale a bien reculé en 40 ans !

    Notre page dédiée : aquavit37,fr/ruenationale

  17. Le 16 avril 2015 :
    A quand la passerelle St Cosme ?

    En 2013, le Plan de Déplacement Urbain (PDU) de l’agglomération tourangelle a proposé de compléter les études de passage cyclable de la Loire de Fondettes à La Riche "en privilégiant des solutions s’appuyant sur les ouvrages existants (Pont de Saint-Cosme et Pont de la Motte) plutôt que de créer une nouvelle infrastructure". Le commissaire enquêteur est allé plus loin dans les exigences en formulant une réserve n°6 (à caractère impératif) : "Etudier et réaliser une passerelle pour piétons et cyclistes sur la Loire de Saint Cyr sur Loire à la Riche".

    Depuis 25 ans, plusieurs choix techniques ont été envisagés, sans jamais aboutir. Actuellement, la SEPANT et l’AQUAVIT privilégient le choix d’une passerelle accrochée aux deux ponts routiers, dans l’esprit d’une étude réalisée en 2014 par un élève ingénieur de Polytech’ Tours.

    De façon plus générale, l’AQUAVIT s’inquiète du manque de motivation et d’ambition de Tour(s) Plus pour concrétiser les objectifs à 10 ans du PDU 2013. Des diversions se multiplient en matière de politique de transport à l’échelle de l’agglo, sur le bouclage du périphérique, sur une deuxième ligne de tramway… qui sont des sujets hors de programmation du PDU. Et nos décideurs restent désespérément discrets sur ce qui est planifié pour les dix ans à venir, notamment le renforcement de l’étoile ferroviaire et la construction de passerelles cyclables.

    Avec d’autres collectifs, l’AQUAVIT participera samedi 18 avril 2015 à la « Vélorution géante » des ronds-points de Fondettes et La Riche (14 h 30) au pont Napoléon à Tours (16 h), s’impatientant des délais interminables de réalisation d’un projet, pourtant accessible, que les cyclistes réclament depuis 25 ans. Est-elle seulement inscrite dans le programme d’action prioritaire en matière de transports urbains ?

    Il en va de la crédibilité de la politique de promotion des déplacements doux dont nos élus ont fait une priorité du PDU.

    Notre page dédiée sur la passerelle St Cosme avec schéma de la passerelle envisagée : aquavit37.fr/2011cosme

  18. Le 9 avril 2015 :
    Notre-Dame-la-Riche : stop à la délinquance environnementale !

    Le lancement du chantier Notre-Dame-la-Riche (NDLR) prend une tournure déplorable. Fin février, l’AQUAVIT avait attiré l’attention sur le projet d’extension du lycée Saint François de Paule dans le secteur sauvegardé du vieux Tours en déposant un recours gracieux auprès de la mairie de Tours. Comme les riverains, notre association s’inquiétait de l’impact environnemental de l’aménagement (destruction d’un petit espace arboré), des choix architecturaux, de la nuisance pour le voisinage…

    Nous venons d’apprendre que l’institution n’avait pas répondu à plusieurs injonctions de la préfecture exigeant des analyses sur l'innocuité de ces sols et l'absence de traces dangereuses (consécutives aux expérimentations animales du laboratoire Sandoz sur la fièvre aphteuse), et que, en conséquence, par mesure de précaution, la mairie avait retiré le permis de construire.

    L’Institution NDLR cherche manifestement à prendre de vitesse toute opposition, en recourant à des méthodes indéfendables :
    • Dès réception de notre recours, le bosquet était détruit en quelques heures, au mépris des enjeux de biodiversité. Et en période de nidification.
    • Quelques jours plus tard, en réponse au retrait du permis de construire, l’institution lançait les engins de déconstruction sur le bâtiment « Ford Dodge », apparemment sans la moindre précaution, non seulement sur les traces dangereuses précitées mais aussi sur la présence d’amiante.
    • Début de dégradation sur une propriété voisine.
    • Irruption dans la propriété privée d’un voisin. Il avait osé déposer un recours en contentieux (Cf. article Nouvelle République du 4 mars 2015).

      Tout cela se fait dans la précipitation. Il est anormal qu’une étude d’impact sur l’ensemble du projet à venir n’ait pas été effectuée au préalable. Non seulement les contraintes du secteur sauvegardé ne sont pas respectées, non seulement la trame verte du Plan Local d’Urbanisme est détériorée, non seulement les voisins sont soumis à une intimidation inadmissible, mais en plus l’Institution n’hésite pas à mettre en danger la sécurité et la santé des riverains, voire des élèves. Quel mauvais exemple !

      Face à de tels agissements, l’AQUAVIT demande à la mairie et à la préfecture de prendre l’attitude la plus ferme pour mettre fin à ces dérives.

      Notre page : aquavit37.fr/2015ndlr

  19. Le 5 mars 2015 :
    Un grand chantier mal parti : Notre Dame La Riche

    Suite à la réunion publique du 21 février dernier sur le projet d’extension de l’institution Notre Dame La Riche, notre association a pris connaissance du permis de construire déjà délivré par la mairie de Tours. Comme les riverains, nous avons été très surpris de découvrir le lancement prochain du premier programme d’un chantier de grande envergure, appelé à se déployer dans la durée (gymnase, internat…).

    Comment peut-on lancer dans la précipitation une telle construction, en secteur sauvegardé (PSMV), en faisant fi des impératifs architecturaux et environnementaux ? Aucune étude d’impact sur la globalité du projet n’a été menée.

    Compte tenu de l’amplitude de cette opération, il nous semble indispensable de l’intégrer dans une vision d’ensemble de l’aménagement projeté sur le long terme, y compris en son appartenance au secteur sauvegardé.

    L’espace disponible ouvre maintes possibilités présentant moins d’inconvénients que ce qui est lancé. La pertinence des recours engagés risque de déboucher sur un retard dommageable pour tous et en premier lieu pour l’Institution Notre Dame La Riche elle-même. Nous partageons son objectif de renforcer son extension en centre-ville et nous croyons qu’un dialogue constructif doit s’établir entre les riverains, la mairie et l’Architecte des Bâtiments de France.

    Pour le promouvoir, l’AQUAVIT a déposé le 27 février dernier un recours gracieux auprès du Maire de Tours afin d’annuler le permis de construire délivré fin décembre et en élaborer un nouveau.

    Notre page dédiée, avec le contenu de notre recours : aquavit37.fr/2015ndlr

  20. Le 3 février 2015 :
    Saint Pierre des Corps, un ball trap en pleine agglo !

    Depuis une vingtaine d'années sur la commune de Saint Pierre des Corps, près du parc des expositions de Tours, dans le lit majeur du Cher, donc en zone humide protégée, fonctionne un stand de ball trap avec toutes les nuisances qui en résultent :
    • pétarades trois fois par semaine pour les résidents du coteau de Saint Avertin
    • pollution massive au plomb d'une zone humide entre le ruisseau Le Filet et le Cher
    • dégradation d'une parcelle agricole avec pollution du sol et des récoltes

    Alors que l'association "ADPS Cangé" a multiplié depuis trois ans les initiatives pour obtenir le transfert du stand sur un autre site, la mairie de Saint Pierre des Corps refuse d'appliquer une décision de Justice condamnant la poursuite de cette activité.

    Avec l'extension récente du circuit Nascar tout proche, une fois encore, l'agglomération tourangelle se distingue par ses drôles de préoccupations environnementales !

    L'AQUAVIT soutient l'ADPS Cangé dans un nouveau recours déposé au Tribunal Administratif d'Orléans .

    Notre page : aquavit37.fr/2015balltrap.

  21. Le 22 janvier 2015 :
    Projet Goya : le Plan Climat et la qualité de la vie en berne

    Près de l'autoroute A10, sur le bord de la route de Saint-Avertin, la ville de Tours met en place la première phase d'un projet immobilier nommé Goya, actuellement soumis à enquête publique. Un immeuble accueillant un pôle de santé, des bureaux et des logements s’inscrit sur une parcelle où France Telecom avait implanté son agence commerciale en 1986. Le terrain a été revendu et le bâti arasé 15 ans plus tard. Quel bel exemple de bâtiment "jetable" avec tous les gaspillages afférents ! Nous déplorons l’impact d’un tel chantier de "renouvellement urbain" sur le bilan carbone et le plan climat de l’agglomération tourangelle.

    Nous constatons que le dossier privilégie par copier-coller des généralités sur l'agglomération sans étudier la spécificité du lieu, que ce soit en matière de proximité des commerces, des trajets de circulations douces, de pollution sonore, de pollution atmosphérique. Et allant jusqu'à ignorer l'augmentation des risques d'inondation.

    Ce terrain bordé d'intenses circulations automobiles était jadis réservé à des activités tertiaires, il devient un lieu d'habitation au mépris d'une sérieuse étude d'impact. La qualité de la vie régresse à Tours.

    Notre page, avec notre déposition à l'enquête : aquavit37.fr/2015goya

  22. Le 7 janvier 2015 :
    Les souhaits de l’AQUAVIT pour 2015

    Notre association tire un bilan contrasté de l’année écoulée.

    La campagne électorale des municipales avait ouvert de larges débats concernant nos thèmes environnementaux et urbanistiques sur Tours et son agglomération. Rappelons que l’AQUAVIT avait alors demandé aux listes en présence à Tours de formuler leurs engagements sur une vingtaine de grands sujets. D’une façon générale, les électeurs ont sanctionné sans ménagement plusieurs municipalités, dont Tours, Joué lès Tours et Ballan, trois communes dont nous déplorions certaines pratiques en matière de gouvernance.

    Neuf mois plus tard, le changement attendu est-il au rendez-vous ? A Ballan, les nouveaux élus respectent leurs engagements et sont ouverts au dialogue. Au contraire à Joué lès Tours, le nouveau maire, qui n’avait pas de mots assez durs contre le projet des Courelières qu’il voulait stopper, en a repris le programme aussitôt élu. A Tours, le changement se fait encore attendre, même si certains infléchissements vont dans le bon sens. Le choix de poursuivre tel quel l’aménagement du Haut de la Rue Nationale, avec les tours-hôtels largement contestées lors des enquêtes publiques, montre un manque d’ambition politique sur un projet où les enjeux privés l’emportent largement sur l’intérêt public.

    Nos rencontres récentes avec les maires de Chambray lès Tours et de Saint Avertin, respectivement adjoints de l’agglo responsables de l’application du Schéma de Cohérente Territoriale (SCoT) et du Plan de Déplacement Urbain (PDU) se sont révélées encourageantes pour la prise en compte de nos objectifs. Nous sommes notamment satisfaits de voir enfin débuter le chantier de la passerelle Fournier.

    Nous espérons que d’autres équipements s’ajouteront en faveur des circulations douces. Nous attendons aussi qu’en 2015 la concertation sur le Plan de Prévention de Risques d’Inondation (PPRI) aboutisse à un véritable consensus assumant la prise en compte du risque. Nous serons particulièrement attentifs à l’évolution d’autres dossiers : densification, étalement urbain, Vieux Groison, quartier des Casernes, îlot Vinci, couvent des Recollets…

    Tous ces sujets sont largement développés sur notre site aquavit37.fr, qui témoigne de notre impact médiatique croissant.

  23. Le 18 novembre 2014 :
    Une démolition contestée dans le parc de Cangé à St Avertin

    La mairie de Saint-Avertin a délivré récemment un permis de démolir le pavillon du régisseur sis dans le parc du château de Cangé. Aucune justification valable n’est formulée alors que cette demeure de caractère, du XIXème siècle, en très bon état de conservation, hors du champ de vision du château, fait partie du site inscrit à l’inventaire des monuments historiques.

    De ce fait, l’ADPS Cangé et l’AQUAVIT s’étonnent que cette autorisation ait été accordée au mépris de l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF). Celui-ci avait pourtant assorti son accord de plusieurs prescriptions non réalisées, en particulier la nécessité d’une étude préalable de "mise en valeur du site" ayant pour objectif "d’établir un véritable diagnostic patrimonial et paysager du parc, ainsi qu’un plan de gestion pour sa mise en valeur", étude semble-t-il engagée, à laquelle nous regrettons de ne pas avoir été associés.

    En conséquence, nos deux associations ont déposé un recours gracieux auprès de la mairie demandant l’annulation de ce permis de démolir. Des copies de ce recours ont été envoyées à l’ABF et au Préfet d’Indre et Loire.

    Par ailleurs, même si les modalités ne sont pas encore définies, nous avons noté avec satisfaction la volonté de la mairie de rénover le bassin et l’orangerie du parc, renforçant ainsi son caractère patrimonial exceptionnel.

    Davantage de détails, avec photographies, sur notre page aquavit37.fr/2014cange.

  24. Le 13 novembre 2014 :
    A quoi servent les enquêtes publiques à Tours ?

    Juridiquement, "L'enquête publique a pour objet d'assurer l'information et la participation du public ainsi que la prise en compte des intérêts des tiers lors de l'élaboration des décisions susceptibles d'affecter l'environnement". Il s’agit de permettre une large participation du public aux processus décisionnels. L’application concrète de cette procédure au cours des derniers mois dans l’agglomération tourangelle ne manque pas d’inquiéter.

    Selon les commissaires-enquêteurs et les préalables auxquels ils sont soumis, on peut diviser les dernières enquêtes en deux catégories. Celles qui débouchent sur des corrections appelées « réserves », prenant en compte certaines observations du public, et celles qui aboutissent à une acceptation complète, sans nuance, ignorant toutes les observations des personnes et associations s’étant exprimées.

    Dans cette seconde catégorie, on peut d’ores et déjà placer les deux enquêtes actuellement en cours. Celle concernant l’élargissement de l’autoroute A10, se terminant le 14 novembre, est d’ores et déjà validée puisqu’on lit dans le préliminaire du dossier que le futur avis du commissaire-enquêteur doit être "aussi clair et précis que possible" mais "ne pourra cependant porter sur l'utilité publique de l'opération, ni sur la valeur des biens acquérir". A quoi bon s’exprimer dans une enquête portant sur une utilité publique si ce principe est reconnu d’avance ?

    Quant à la nouvelle enquête sur le haut de la Rue Nationale, la quatrième (!), se terminant le 19 novembre, il est permis de s’interroger sur les arrières pensées de ses promoteurs. S’agit-il de corriger à la hâte une lacune de la précédente ? Ou est-ce une manipulation pour faire oublier la nécessité d’une importante privatisation d’espace public dans l’enquête précédente destinée à caractériser l’utilité publique du projet ?

    Quant à la première catégorie d’enquête, nous y reviendrons, mais il semble bien que les « réserves » améliorant le SCOT et le PDU de 2013 soient très peu prises en compte par la communauté d’agglomération. Les enquêtes publiques tourangelles ne jouent donc pas leur rôle, elles ne permettent pas au public de participer aux processus décisionnels.

  25. Le 22 octobre 2014 :
    La géothermie opaque du Haut de la rue Nationale

    La position de notre association, concernant le haut de la rue Nationale, était jusqu’ici très claire. La nécessité d’un réaménagement d’ensemble est justifiée, notamment autour de l’église St Julien et du Centre de Création Contemporaine (CCC), par contre nous sommes opposés à la construction de deux tours-hôtels masquant l’église en contradiction avec le plan retenu après guerre, défendu par l’Etat et ses administrations.

    La communication récente des projets de Tour(s) Plus et de la SET sur le jardin François 1er nous a conduit à reconsidérer l’aménagement autour du CCC et à alerter les élus et la population, du fait d’informations inattendues, portant sur le choix d’un mode de climatisation improprement nommé "géothermie sèche", ouvrant la voie à des interprétations inquiétantes. Finalement, il ne s’agit que de mettre en place un champ de géothermie à "sondes sèches" (22 puits de 80 m de profondeur), technologie éprouvée certes mais d’un l’impact environnemental très important, a fortiori en secteur sauvegardé :
    • Abattage de tous les arbres et impossibilité d’envisager un musée d’art contemporain ouvert sur un parc arboré. En effet, comment planter 57 ou 75 véritables arbres quand les sondes sont réparties tous les 10 mètres, chacune étant éloignée d’au moins 5 mètres d’un arbre ?
    • Quels seront les impacts géologiques ? La proximité de nappes d'eau alimentant la ville est-elle prise en compte ? Des études préliminaires ont-elles été effectuées ? Quel entretien ce procédé exige-t-il ? Le maire lui-même parle de "difficultés" et de "risques de détérioration", lesquels ?

    Nous avons découvert qu'un appel d'offre avait été lancé en juillet 2013 par Tour(s) Plus pour effectuer un test préalable de "réponse thermique". A-t-il eu lieu ? Pourquoi n'en sait-on rien ? Il est à craindre que le marché public de l’aménagement géothermique ait été conclu avant la déclaration d’utilité publique.

    Pourquoi tout cela a-t-il été caché aux Tourangeaux dans l’enquête publique ? Pourquoi est-ce encore si obscur ? Les démarches administratives ont-elles seulement été effectuées ?

    Les interrogations restent multiples. Comme lors de notre communiqué précédent, nos analyses reposent sur des informations fragmentaires, sujettes à interprétations. Notre mission de lanceur d'alertes nous conduit à dénoncer de nouveau l’incompréhensible opacité entourant ce dossier depuis des années.

    Rappel de notre appel solennel aux conseillers municipaux : aquavit37.fr/2014nationale/appel.html

  26. Le 8 octobre 2014 :
    La fracturation hydraulique au cœur de Tours ? Jusqu'où iront-ils ?

    Qui ne connaît pas les dangers pour l'environnement de l'extraction des gaz de schiste ? Objet d'une réprobation populaire massive, la technologie qui la sous-tend, la fracturation hydraulique, est interdite en France. Sauf dans le centre-ville de Tours ? Sa mise en place pourrait-elle commencer dans quinze jours ?

    Qui le sait ? Presque personne. Cela se fait en catimini par des aménageurs qui ont pris le pouvoir urbanistique et sont devenus incontrôlables. Forts du soutien du lobby du BTP et du Tribunal Administratif (TA) d'Orléans, ils imposent leur volonté en mystifiant les élus et passant outre l'opposition de la population et de l'architecte des bâtiments de France (ABF, représentant de l’Etat).

    C'est ce qui se passe pour le projet d'aménagement du Haut de la rue Nationale à Tours, approuvé sans la moindre réserve par un commissaire-enquêteur nommé par le TA d'Orléans malgré l’hostilité des associations, des citoyens et de l'ABF pour refuser deux tours-hôtels qui dénaturent l'équilibre architectural des lieux et, de la Loire, cachent la vue du clocher de l'église de St Julien.

    A elle seule, cette opposition aurait dû amener les élus de la majorité municipale à rejeter le projet concocté par la municipalité précédente et contraire à leurs engagements. Ils auraient dû se rendre compte qu'il échappe à tout contrôle démocratique et que les intérêts privés ont effacé l'intérêt public.

    En obtenant enfin des explications sur l'abattage qui nous semblait inutile des 70 érables, nous avons appris qu'un important réseau de géothermie sèche se met en place pour chauffer le Centre de Création Contemporaine avec 22 puits atteignant la couche de craie dans le parking-jardin François 1er. Cette technologie de géothermie sèche est expérimentale et reposerait sur la fracturation hydraulique ou une technologie voisine.

    La coupe est pleine, que nous cache-t-on encore ? Une simple correction, avec renoncement à cette technologie, ne saurait suffire. Une remise à plat complète est nécessaire. C'est ce que nous demandons à chacun des conseillers municipaux de Tours avec l'appel solennel qui suit. Nous demandons aussi à ce qu'une enquête soit diligentée par la municipalité et que les services en cause soient réorganisés afin que de tels abus ne se reproduisent plus.

    Notre appel solennel aux conseillers municipaux : aquavit37.fr/2014nationale/appel.html

    Post-Scriptum du 15 octobre, en attendant le prochain communiqué : ce n'est finalement pas la "géothermie sèche", comme on nous l'avait dit, qui doit être employée mais une géothermie à base de sondes sèches, ce qui est plus banal et moins inquiétant, mais ne dissipe pas toutes les interrogations.

  27. Le 4 octobre 2014 :
    Après François 1er, abattages massifs aux casernes ?

    Vélorution et l'AQUAVIT appellent à un rassemblement le samedi 4 octobre à 15 h devant la caserne Beaumont rue du Plat d'Etain (départ 14 h 30 devant l'hôtel de ville pour les cyclistes).

    Nous effectuerons un parallèle entre le projet de création d'un nouveau quartier des casernes Beaumont-Chauveau et celui du haut de la rue Nationale, pour lequel nous avons eu confirmation de l'abattage à la mi-octobre des 70 érables planes du jardin François 1er et de l'élévation de deux tours-hôtel dégradant l'entrée architecturale de la ville par la Loire.

    Là aussi 120 tilleuls et platanes sont menacés, là aussi on décide contre l'avis des Tourangeaux de choix architecturaux très contestables.

    Nous demandons une remise à plat de ce projet apportant en zone inondable une densification contraire aux objectifs du Schéma de Cohérence Territorial de l'Agglo voté en 2013, nous demandons une réorientation vers le "projet A" qui avait été écarté sans que la population n'ait son mot à dire.

    Notre page sur le quartier des casernes : aquavit37.fr/2014municipales/casernes.html
    Notre page sur le Haut de la rue Nationale : aquavit37.fr/2014nationale

  28. Le 26 septembre 2014 :
    L'AQUAVIT à la rencontre des bénévoles

    L’AQUAVIT, association pour la qualité de la vie dans l'agglomération tourangelle tiendra un stand les samedi 27 et dimanche 28 septembre aux journées du bénévolat, à l'Hôtel de ville de Tours de 9 h à 17 h.

    C’est l’occasion de diffuser nos préoccupations et objectifs, d’expliquer nos actions. Nous échangerons avec nos concitoyens sur les problèmes d’urbanisme, de patrimoine, d’environnement, et plus généralement d’amélioration de la qualité de la vie.

    Cet évènement nous a donné l’opportunité de réaliser des panneaux et un diaporama d’information que vous pouvez découvrir sur notre site en page aquavit37.fr/2014benevolat. C’est également le souhait d’approcher de nouveaux sympathisants et de nouveaux adhérents. Voir notre page aquavit37.fr/contact.html.

  29. Le 4 septembre 2014 :
    Pour un aménagement respectueux du patrimoine arboré

    Ce communiqué, avec celui du 8 juillet est repris dans notre bulletin de septembre 2014, spécial Haut de la rue Nationale. Il expose l'irrespect dont est victime le patrimoine arboré de la ville de Tours depuis vingt et exprime une proposition pour mieux considérer la place de l'arbre dans la cité.

  30. Le 23 juillet 2014 :
    Tours Nord, mitage et dominos, le béton remplace les espaces verts

    La France est passée du XXème au XXIème siècle et les décideurs dans l'aménagement du territoire se sont rendu compte que l'on ne pouvait plus continuer à artificialiser des terres au rythme de la superficie d'un département tous les dix ans. Nous sommes donc désormais soumis à des schémas de cohérence territoriale qui imposent de réduire fortement l'étalement urbain et de densifier la ville. L'application de ces principes donne toutefois lieu à des passe-droit et exagérations. Sur l'agglomération tourangelle nous avons dénoncé le passe-droit de la création sur des terres agricoles du nouveau quartier des Courelières à Joué lès Tours.

    De la même façon, nous dénonçons l'exagération inverse, sur Tours nord, d'une densification qui détruit le cadre de vie des anciens habitants tout en ne laissant aux nouveaux arrivés que béton, bitume et bouts de pelouse. Sur chaque pavillon tombé dans les griffes des promoteurs, tout l'espace vert est détruit pour être rempli au maximum de logements et de parkings. Les quartiers sous soumis à un mitage (grignotage) de ces immeubles en cubes qui découragent les propriétaires de pavillon à rester en des lieux si dégradés. C'est alors l'effet domino, les terres sont artificialisées...

    Pourtant une densification raisonnable est possible, les documents d'urbanisme devraient être appliqués de façon équilibrée. Nous vous invitons à lire notre reportage sur Tours Nord, avec de nombreuses photos. En conclusion nous présentons des voies pour repartir sur des principes plus sains.

    Notre page : aquavit37.fr/2013symphorien

  31. Le 8 juillet 2014 :
    Haut de la rue Nationale, halte à la mystification !

    L'aménagement du haut de la rue Nationale à Tours va défigurer l'emblématique entrée ancestrale de notre ville par la Loire. Qui s'en rend vraiment compte ? Qui s'en soucie ? Il sera bientôt trop tard pour réagir. On nous présente l'enquête publique en cours comme une simple formalité destinée à valider des expropriations. Or tout est déjà contractualisé avec la SET, Eiffage, l'architecte, de grandes chaînes hôtelières, pour des intérêts privés plus que publics. Cette enquête constitue la dernière opportunité pour empêcher un véritable saccage patrimonial.

    Contrairement à ce qu'on laisse entendre, le projet conçu en 2011 reste inchangé malgré deux enquêtes publiques précédentes qui ont donné l'occasion aux Tourangeaux d'exprimer leur opposition. En dépit de ses engagements pré-électoraux, la nouvelle municipalité a repris le projet en l'état et se propose même d'en accélérer la réalisation. Pourtant les enjeux liés à la multiplicité de projets immobiliers dégradant notre cadre de vie et notre patrimoine étaient au coeur de la campagne électorale et du mécontentement des électeurs.

    Il est également permis de s'interroger sur la détermination de l'Etat, seul compétent en matière de sauvegarde du patrimoine, à exercer son autorité. L'Architecte des Bâtiments de France (ABF) peut pertinemment rappeler que "les deux bâtiments proue façade nord ne devront pas entrer en concurrence visuelle avec le clocher de l'église St Julien", nos décideurs n'en ont cure. En soustrayant toutes vues dérangeantes du côté Loire montrant le clocher masqué, en mettant en exergue d'autres vues en contre-plongée du sud ou de l'Est, le tour de passe-passe était joué. Même l'ABF est piégé par la supercherie, sa réserve ne sert à rien. On nous trompe !

    Consultez notre déposition sur notre site, en page aquavit37.fr/2014nationale, prenez la mesure des enjeux, voyez par exemple les implications pour le classement "Loire patrimoine mondial" de l'UNESCO puisque la Mission Loire n'a pas été consultée. C'est le moment de réagir, que ce soit en participant à l'enquête publique (jusqu'au 21 juillet) ou autrement. De sa part, l'AQUAVIT alerte dès aujourd'hui les autorités responsables et leur adresse sa déposition.

    Ci-joint, à faire circuler, le futur panorama qui nous est dissimulé et un autre qui le remplacerait avantageusement...


  32. Le 9 juin 2014 :
    Conférence de Brice Lalonde sur le réchauffement climatique

    Dans la perspective de la Conférence de Paris sur le climat (fin 2015) l’AQUAVIT propose une :

    Conférence-débat sur le réchauffement climatique avec Brice LALONDE le vendredi 13 juin de 18h à 19h30 salle 121 des Halles de Tours, 1er étage.

    L'entrée est libre, ouverte à tous. La conférence sera suivie de l’Assemblée Générale de l’AQUAVIT pour les adhérents.

    Ministre de l’Environnement de 1988 à 1992, Brice Lalonde s’opposa alors avec succès aux projets de barrages sur la Loire afin que celle-ci demeure le "dernier fleuve sauvage d’Europe".
    Conseiller spécial pour le développement durable, dans le cadre du Pacte mondial de l’ONU, la plus importante initiative mondiale d’entreprises et d’organismes en développement durable, Brice Lalonde bénéficie d’une double expérience, scientifique et opérationnelle, pour exposer les enjeux liés au réchauffement climatique.

  33. Le 2 juin 2014 :
    Pour des projets immobiliers respectueux des citoyens

    L’équipe municipale sortante a été sévèrement sanctionnée lors des dernières élections du fait de sa politique de densification excessive conduite au mépris de la qualité de vie dans nos quartiers et du contenu des documents d’urbanisme (PLU, SCoT, PPRI…). Les nouveaux élus se sont engagés à rompre avec les habitudes d’hier et les pratiques prises par les services d’urbanisme de la ville de Tours. Plusieurs dossiers qu’ils avaient programmés arrivent aujourd’hui en phase de réalisation et sont contestés tant sur le terrain que juridiquement.

    Il en est ainsi du projet de construction d’un immeuble et de trois maisons au 31 rue du Dr Fournier (quartier Velpeau). Le permis de construire a été accordé par la mairie fin 2012 dans des conditions litigieuses, sans l’avis de la DDT, en dépit des instructions préfectorales du 23 mai 2011 contre les risques d’inondation, et en permettant la destruction du plus grand espace vert du quartier Velpeau depuis 40 ans.

    Le promoteur a bénéficié d’un affichage éphémère du permis de construire, sur une rue fréquentée, pour échapper à la vigilance des riverains. De ce fait, ceux-ci n’ont pris connaissance du projet que tardivement lors de la pose des panneaux de vente. Ils ont alors lancé des recours gracieux puis un recours en contentieux contestant la légalité du projet. Bien que le rapporteur public ait validé leurs arguments de fond, le Tribunal Administratif d’Orléans a jugé le recours non recevable car trop tardif. Deux témoignages suspects du promoteur, repris par la mairie, l’ont en effet emporté sur les nombreuses attestations des riverains et passants qui n’avaient jamais remarqué l’existence de cet affichage fictif.

    Héritant de ce dossier embarrassant, la nouvelle municipalité tarde à prendre ses responsabilités. Peut-elle, dans la continuité de la précédente, affirmer contre l’avis de ses administrés, que l’affichage a été correct ? Peut-elle soutenir un projet de construction de logements doublement exposé aux inondations : celles du ruisseau de l’Archevêché et celles de la Loire ? L’occurrence de ces dernières vient d’être démontrée par les études de dangers réalisées sur les digues (cf. DREAL Centre).

    La rupture promise avec les pratiques de l’ancienne municipalité n'est manifestement pas encore réalité. De ce fait il y a lieu de s’interroger aussi sur d’autres projets également lancés avant les élections et dont la remise en cause paraît tout aussi aléatoire.

    Pour stopper ces futures réalisations porteuses d’une densification excessive rejetée dans nos quartiers l’AQUAVIT appelle à un rassemblement mercredi 4 juin 18h30 devant le 31 rue du Docteur Fournier (face à la passerelle du même nom ; quartier Velpeau).

    Liens sur le projet du 31 rue du Dr Fournier :
    • la page de notre site : aquavit37.fr/2013velpeau
    • tous les détails sur le blog Pressibus : pressibus.org/abus
    Liens sur d'autres projets :

  34. Le 22 mai 2014 :
    Un Plan de Protection de l'Atmosphère pour quoi faire ?

    L'enquête publique sur le Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA) de l'agglomération tourangelle se termine le vendredi 23 mai. Qui le sait ? Qui se rend compte de l'importance que devrait avoir ce plan ?

    Toutes les villes traversées par des autoroutes intra-urbaines datant des années 1960-70 ont réalisé des contournements, sauf Tours. Ce PPA ne propose aucune mesure concrète significative pour réduire la dangerosité de ce couloir polluant. Il ne s'oppose même pas à son élargissement voulu par le Préfet d'Indre et Loire, sans opposition marquée des élus.

    Nous vous invitons à lire notre déposition à cette enquête publique, en page http://aquavit37.fr/2014ppa.

  35. Le 6 mai 2014 :
    Tours ne sera pas Capitale Verte Européenne 2016

    Tours ne fait pas partie de la liste des 5 villes présélectionnées pour l'attribution du titre envié de Capitale Verte Européenne 2016.

    Fin 2013, plusieurs associations environnementales dont l'AQUAVIT s'étaient étonnées de la candidature auto-proclamée de notre ville à cette distinction, compte-tenu du bilan de la politique municipale en matière d'environnement, de développement durable et de qualité de vie. Notre association avait alors adressé un dossier d'informations complémentaires au jury, lui permettant de réévaluer les douze critères retenus.

    Voilà quelques jours la commission de choix a retenu cinq villes, écartant les sept dont Tours. Nul doute que le jury ait ainsi mesuré l'écart entre le discours flatteur de la mairie (écoquartiers, HQE, coulée verte et bleue...) et la réalité constatée sur la terrain par les associations, même pas consultées.

    En espérant que la pertinence de la politique environnementale arrive à primer sur les discours factices.


  36. Le 14 avril 2014 :
    Demande de rencontre pour Les Courelières à Joué

    Les présidents des associations environnementales agréées SEPANT (Michel Durand) et AQUAVIT (François Louault) souhaitent rencontrer M. le maire de Joué lès Tours ou son adjoint à l'urbanisme dès que possible pour évoquer l'avenir de la zone des Courelières. Ils seraient prêts à se libérer pour cette rencontre dès la fin de cette semaine.

    Page de notre site : aquavit37.fr/2013plujoue

  37. Le 4 avril 2014 :
    Nouvelle donne, mauvais symbole ? (élections et Nascar)

    Les élections municipales de dimanche dernier ont provoqué un bouleversement de l’échiquier politique local, avec le basculement à droite des deux communes les plus peuplées d’Indre et Loire et de son agglomération. Plusieurs des projets contestés par l’AQUAVIT devraient en conséquence être annulés (quartier des Courelières à Joué les Tours, projet immobilier sur le lotissement de personnes âgées à Ballan, quelques projets immobiliers à Tours…) ou remis à plat (quartier des casernes, place de la Tranchée, îlot Vinci, haut de la rue nationale…). Plus complexe sera l’avenir du Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) du Vieux Tours étendu, pour lequel notre association a déposé un recours gracieux. Ce document d’urbanisme, aux lourdes conséquences, a été adopté de façon litigieuse lors du dernier conseil municipal.

    Autre vote litigieux, mais n’ayant pas fait objet d’un recours, donc légalement finalisé, celui de décembre dernier du comité syndical de Tours Plus, validant la construction d’un deuxième "virage Nascar" au parc des Expositions, pour une course automobile anachronique qualifiée de "tendance", se déroulant trois jours par an. Devenu un enjeu électoral, les travaux ont été interrompus par le président sortant de Tours Plus. Compte tenu des modalités contestées du vote, à l'unanimité et en toute ignorance du dossier, par l'exécutif de Tours Plus, nous estimons qu'une nouvelle délibération s'impose avant toute reprise du chantier. Nous rappelons que celui-ci est financé depuis plusieurs années par Tours Plus et non par la mairie de Tours.

    L’AQUAVIT condamne donc la façon pernicieuse qui a permis d’introduire en notre ville un sport énergivore, hors de prix, très bruyant et polluant, d’une époque révolue. Elle réprouve aussi l’ouverture du chantier et souhaite la suppression de cette activité automobile dans le parc des expositions.

    Liens :

  38. Le 26 mars 2014 :
    Tours future Capitale Verte Européenne ?

    La sélection de Tours comme l'une des 12 villes candidates au titre de "Capitale Verte Européenne 2016" a provoqué l'étonnement de nombreux Tourangeaux à commencer par les acteurs associatifs environnementaux. Quel dossier flatteur a-t-on communiqué aux membres du jury ?

    Afin d'aider celui-ci à délibérer sur des bases plus concrètes, nous avons établi des "constats sur le terrain" dans chacun des domaines analysés, montrant les déficiences des politiques menées.

    D’ailleurs, plusieurs enquêtes récentes au niveau national confirment que Tours est loin d'être une des villes les plus méritantes de France (études UNEP, les villes les plus vertes, palmarès 2014 ; magazine Terra Eco avec son classement des villes durables).

    Le jury disposera ainsi d'une contre-expertise lui permettant de mieux juger le cas de la ville de Tours. Les experts sélectionneront les finalistes en avril 2016. La capitale gagnante sera choisie en juin.

    Nous vous invitons à consulter ce dossier sur la page http://aquavit37.fr/2014cve

  39. Le 18 mars 2014 :
    Les objectifs du plan climat de l'agglo seront-ils atteints ? (+ municipales)

    En février, la page « Plan Climat » du site de l’AQUAVIT a connu une fréquentation exceptionnelle avec 1492 téléchargements du "bilan à mi-parcours plan climat 2011-2014", document absent du site de l’agglomération tourangelle.

    Ce succès résulte-t-il de l’adoption du Plan Climat Energie par la ville de Tours, de sa médiatisation dans le bulletin municipal de février et de sa promotion dans les écoles ? Est-ce aussi lié à la campagne nationale « Printemps du climat » ?

    Celle-ci débutera le 20 mars et à cette occasion, le collectif Vélorution appelle à une manifestation de Fondettes à St Pierre des Corps en passant par Tours. Notre association AQUAVIT y participera. A cette occasion, nous publions un bulletin qui analyse les effets du plan climat de l’agglomération Tour(s) Plus et effectue un bilan d’étape. Les objectifs seront-ils atteints ? Assiste-t-on à des changements de comportements collectifs ?

    Nous avons soumis aux listes en compétition pour les élections municipales à Tours un questionnaire sur les actions à mener sur ce plan climat et dans le domaine de la qualité de la vie. Nous invitons les électeurs à juger de la pertinence, de la clarté et de la précision des réponses, et à constater aussi les absences de réponse.

    Le plan de la journée du jeudi 20 mars est sur le site de Vélorution velorutiontours.over-blog.org. L'AQUAVIT donne plus particulièrement rendez-vous aux cyclistes à 17 heures au rond-point de Fondettes et aux non-cyclistes à 18 heures à la place Jean Jaurès.
    Notre bulletin Plan Climat : aquavit37.fr/bulletins/2014-03.html
    Notre questionnaire aux listes municipales : aquavit37.fr/2014municipales

  40. Le 26 février 2014 :
    Recours contre le plan de sauvegarde du secteur sauvegardé (PSMV)

    Comme nous l'avions annoncé en notre communiqué du 13 janvier, notre association vient de déposer un recours grâcieux auprès du préfet d'Indre et Loire pour contrôle de légalité sur la délibération du conseil municipal de Tours du 20 décembre 2013 adoptant le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) du secteur sauvegardé de Tours.

    Nous dénonçons en effet une suite d'irrégularités juridiques entâchant la valeur de cette délibération. En premier lieu, les conseillers municipaux l'ont adoptée à l'aveuglette, sans avoir eu connaissance des conclusions de l'enquête publique. Ensuite, ces conclusions ne sont pas réglementaires, aussi bien sur la forme que sur le fond. Sur la forme, elles reposent sur la notion désormais périmée de recommandations. Sur le fond, les critiques citoyennes formulées lors de "l'enquête publique" ont été prises en compte dés lors qu'elles portaient sur un intérêt privé et elles ont été éludées quand elles avaient la dimension d'un enjeu public. Il y a donc lieu de se demander en quoi cette "enquête" mérite le qualificatif de "publique" !

    Rappelons que ce PSMV prévoit notamment de supprimer la protection des arbres du secteur sauvegardé et de détruire les massifs et jets d'eau de la place Jean Jaurès pour les remplacer par des pavés. La mairie pourra bétonner encore davantage...

    Pour plus de détails, reportez-vous à notre page sur le PSMV : aquavit37.fr/2013psmv
    et sur la lettre envoyée au préfet : aquavit37.fr/2013psmv/prefet.html

  41. Le 19 février 2014 :
    Recours contre la zone commerciale des Courelières à Joué

    L'AQUAVIT et une autre association environnementale viennent de formuler un recours en annulation auprès de la Commission Nationale d'Aménagement Commercial (CNAC) portant sur deux décisions de la commission départementale (CDAC) du 20 janvier dernier autorisant la création d'une nouvelle Zone d'Aménagement Commercial (ZACOM) sur l'emprise de la ZAC des Courelières à Joué lès Tours.

    Notre décision s'inscrit dans la suite logique de la procédure engagée auprès du Tribunal Administratif d'Orléans, à la suite des irrégularités et manipulations d'écritures constatées lors des révisions du PLU de Joué.

    Rappelons que le SCoT de l'agglomération tourangelle vise à freiner l'étalement urbain et à promouvoir le retour du commerce en centre-ville afin de stopper l'implantation de nouveaux hypermarchés avec leurs immenses parkings dévoreurs d'espaces agricoles ou naturels. La CDAC semble ignorer que la nouvelle réglementation interdit de créer toute nouvelle ZACOM en dehors de celles dûment délimitées dans le SCoT. Or tel est bien l'objectif des deux décisions contestées et qui aboutiraient à la mise en place d'un nouvel ensemble commercial de plus de 21.000 m2 dans une aire de chalandise déjà saturée.

    Pour nos Associations, les enjeux vont bien au delà de la volonté de contester un projet municipal, fut-il pharaonique (première tranche de 1200 logements sur 63 hectares, avec un total prévu de 3000 logements sur les 150 ha de la "ZAC Grand Sud"). Il y va de la crédibilité même des documents d'urbanisme, le SCoT de l'agglo et le PLU de Joué. Le lancement de ce chantier, contraire à l'évolution récente du Code de l'Urbanisme et du Code de Commerce imposée par le Grenelle II de l'environnement, constituerait un message détestable et un mauvais exemple à suivre pour toutes les communes de l'agglo.

    Page de notre site : aquavit37.fr/2013plujoue

  42. Le 11 février 2014 :
    Pour une passerelle Valadon entre les quartiers Febvotte et Rives du Cher

    Les quartiers Rives du Cher et Deux Lions sont séparés par le Cher, avec deux passages, la passerelle Fil d'Ariane et le pont tramway / vélos. Les quartiers Rives du Cher et Febvotte sont séparés par une ligne de chemin de fer, avec zéro passage. Pourquoi certains quartiers sont-ils reliés entre eux et pas d'autres ? Pourquoi cette incohérence ?

    Pourtant en 2011, dans son Plan Local d'Urbanisme, la mairie de Tours avait prévu une passerelle entre Febvotte et Rives du Cher donnant directement sur la station de tramway Suzanne Valadon. Deux ans plus tard, alors que le commissaire-enquêteur du PDU impose cet ouvrage, l'agglo (Tours Plus /Sitcat) s'en étonne et la repousse aux calendes grecques. Comment nos décideurs peuvent-ils à la fois promouvoir "les liaisons douces inter-quartier" (PLU 2011) et refuser une telle passerelle ?

    Notre page avec illustrations : aquavit37.fr/2014valadon

  43. Le 6 février 2014 :
    Où en est-on dans la protection contre les inondations ?

    On sait depuis quatre ans que les risques d'inondation de la Loire et du Cher dans le val de Tours ont été revus à la hausse dans le val de Tours. L'aléa est passé de faible à fort, voire très fort avec une submersion pouvant dépasser trois mètres. Progressivement, la mise en place de précautions nouvelles s'impose. C'est ainsi qu'à St Pierre des Corps on ne peut plus désormais construire de logements en rez-de-chaussée. Pourquoi n'en est-il pas encore de même dans les quartiers inondables de Tours ?

    Notre association AQUAVIT vient de rencontrer le directeur des Territoires (DDT) d'Indre et Loire. Cela nous a permis de mieux comprendre le processus règlementaire en cours, qui devrait trouver son achèvement en 2015 par des plans de protection et de gestion des risques d'inondation. Nous mettons en ligne sur la page aquavit37.fr/2014crues une étude richement illustrée qui montre l'évolution chronologique des contraintes sur le val de Tours depuis 2009 et dresse l'état actuel de la situation. On y voit à quel point les élus veulent garder leur pleine liberté de construire alors que l'administration chargée d'appliquer la règlementation et la directive européenne, semble davantage sensible aux dangers encourus par les populations, voulant limiter le nombre de personnes à évacuer et donc restreindre la constructibilité.

    Nous nous interrogeons sur l'évolution de ce processus. A quels risques les habitants en rez-de chaussée et en étages seront-ils exposés ? La digue de l'autoroute va-t-elle conserver son rôle ? Les risques sur le Cher sont-ils sous-estimés ? Il est souhaitable que les Tourangeaux s'alarment de ces risques trop méconnus.

  44. Le 30 janvier 2014 :
    Les propositions et questions de l'AQUAVIT pour les Municipales

    Notre association soumet à chacune des listes candidates aux élections municipales de mars 2014 des propositions constructives. Créer un parc au Vieux Groison, sauvegarder le patrimoine arboré du quartier des casernes et du haut de la rue Nationale, végétaliser la place de la Tranchée et y garder l'ancienne mairie de St Symphorien, ne pas supprimer les massifs et bassins de la place Jean Jaurès, ne pas élever de tours sur l'îlot Vinci, faciliter la circulation à vélo et à pied, etc., c'est possible. Quelles listes le veulent vraiment ?

    Venez prendre connaissance de nos propositions et questions sur notre page aquavit37.fr/2014municipales, emparez-vous de ces sujets, proposez vous aussi, diffusez, participez. Pendant quelques semaines, nos paroles seront davantage entendues. Suivez l'évolution de notre questionnaire, évaluez ses réponses, et prenez les en compte dans vos critères de vote.

  45. Le 24 janvier 2014 :
    Dépôt d'un recours contre la ZAC des Courelières

    A les écouter, tous nos décideurs sont opposés à l'étalement urbain. Ils ont même gravé ce principe dans le marbre du "Schéma de Cohérence Territoriale" (SCoT) de l'agglomération tourangelle. Le conseil municipal de Joué lès Tours l'a-t-il seulement lu pour voter le même jour, le 25 mars 2013, l'approbation du SCoT et le lancement de la Zone d'Aménagement Concerté (ZAC) des Courelières au sud de Joué ? C'est le plus énorme et scandaleux projet de toute l'agglo pour les 15 années à venir. Dans un premier temps 63 hectares de terres agricoles pour plus de 1200 logements prévus, et à terme 3000 logements sur 150 ha de terres ainsi soustraites à l'agriculture.

    En septembre 2013, nous apprenions que le commissaire-enquêteur de l'enquête publique sur cette ZAC approuvait le projet, définitivement adopté par un nouveau vote du conseil municipal de Joué. Nous avions alors demandé, par recours gracieux, au Préfet d'Indre et Loire d'intervenir pour exercer son contrôle de légalité sur une délibération entachée de nombreuses irrégularités, y compris une manipulation d'écriture. Il semble que le représentant de l'Etat ait fermé les yeux sur ces dysfonctionnements et ait oublié que le SCoT est un document de planification qui s'impose à toutes les communes.

    Sans réponse de sa part, l'AQUAVIT et une autre association de défense de l'environnement viennent de déposer un recours en contentieux auprès du Tribunal Administratif d'Orléans à l'encontre du Maire de Joué lès Tours et du Préfet d'Indre et Loire, afin que soit annulée la délibération du 23 septembre créant la ZAC des Courelières.

    Si ce chantier est lancé, c'en est fini de l'opposabilité du SCoT en matière d'étalement urbain sur toute l'agglo, et de la crédibilité même de ce document majeur d'urbanisme. On apprend d'ailleurs aujourd'hui par voie de presse l'autorisation par le commission CDAC de créer une nouvelle Zone d'Aménagement COMmercial (ZACOM) aux Courelières, alors qu'elle ne fait pas partie des 6 ZACOM autorisées dans le SCoT (aucune à Joué, cf. pages 71 et 82 du DOO). Bravo à M. Gatard, président du SMAT, responsable de la conception du SCoT et de sa mise en application pour avoir voté cette illégitime 7ème ZACOM !

    Quand donc les maires de l'agglomération auront-ils des rêves moins quantitatifs (toujours davantage de logements, de commerce et d'habitants) et plus qualitatifs (privilégier la qualité de vie) ?

    Page de notre site : aquavit37.fr/2013plujoue
    Lettres envoyées au Préfet : aquavit37.fr/2013plujoue/prefet.html



    Par ailleurs notre adhérent Alain Beyrand vient de publier un livre intitulé "Tours mégaloville", faisant le tour des problèmes urbanistiques et environnementaux de la ville sous l'angle de la participation démocratique. L'ouvrage est illustré par Hervé Buisson, ancien président de l'AQUAVIT, et préfacé par François Louault, l'actuel président. Consultation gratuite et intégrale sur la page http://pressibus.org/megaloville

  46. Le 13 janvier 2014 :
    Vote, les yeux bandés, de la minéralisation de la place Jean Jaurès (PSMV)

    Le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) du secteur sauvegardé de la ville de Tours a été soumis à enquête publique du 16 septembre au 16 octobre 2013. On en n'a plus entendu parlé jusqu'au 20 décembre, date de l'approbation de ce plan par le conseil municipal. Sur quelles bases ? Quelles étaient donc les conclusions du commissaire-enquêteur ? Même les conseillers municipaux ne le savaient pas. Ce document était censé être annexé au dossier de préparation du conseil. Il n'y était pas, pas plus qu'il n'était sur le CD joint. Comment peut-on ainsi approuver un plan les yeux fermés ?

    La Nouvelle République dans son édition du 21 décembre avait promis de traiter le sujet "dans une prochaine édition", elle ne l'a pas fait, il est à craindre que les journalistes aient rencontré les mêmes difficultés que nous, car les conclusions ne sont pas présentes sur la page dédiée de la mairie avec les dossiers d'enquête. Nous avons fini par les trouver sur le site de la Préfecture d'Indre et Loire, où elles ne sont même pas accessibles avec le critère de recherche "PSMV". Elles y sont postées depuis le 19 décembre. Y-a-t-il eu une volonté délibérée de dissimuler le document ?

    En ce qui concerne le contenu de ces conclusions, le commissaire-enquêteur épouse complètement la volonté municipale de se libérer des contraintes du plan précédent, qui avait permis une sauvegarde remarquable du patrimoine du vieux Tours. Il n'y aura désormais plus d'Espace Boisé Classé, la mairie pourra abattre n'importe que arbre sans vergogne, comme elle pourra bâtir des verrues d'immeubles hors-sol au milieu des maisons de tuffeau et d'ardoise. Elle pourra abattre le couvent des Recollets et paver complètement la place Jean Jaurès. Seule l'Architecte des Bâtiments de France pourrait entraver ces débordements, ce qui n'a guère été le cas récemment.

    Par ailleurs, le commissaire-enquêteur s'est exprimé avec des "recommandations" (très mineures), alors que depuis le 1er juin 2012, elles ne sont plus d'usage. Il a aussi indiqué que certains objectifs du PLU sont atteints, en oubliant que d'autres ne le sont pas, en particulier ceux de développement de la trame verte, cela est source d'un déséquilibre contraire à ce qui est prôné dans ce document et aussi dans d'autres.

    Etant donnée cette cascade d'anomalies, l'AQUAVIT déposera un recours gracieux auprès du Préfet d'Indre et Loire, afin que soit annulée la décision du Conseil Municipal du 20 décembre d'approuver le PSMV.

    Notre page PSMV : aquavit37.fr/2013psmv

  47. Le 5 janvier 2014 :
    Bonne année 2014, bonne passerelle !

    La fin d'année 2013 s'est révélée faste pour les constructions de passerelles piétonnes et cyclistes dans notre agglomération.

    En premier lieu, la passerelle Fournier sera reconstruite pour 2016. Oublié le court terme de la réhabilitation prévue un an plus tôt, on privilégie enfin une solution à long terme, comme il était prévu au Plan de Déplacement Urbain (PDU) de 2003.

    En ce qui concerne le nouveau PDU de 2013, nous avons regretté son manque d'ambition concrète pour les circulations douces. Dans ses conclusions, le commissaire-enquêteur a redressé la barre et imposé la construction de trois passerelles. Une à La Ville aux Dames pour traverser les voies ferrées, une seconde à Tours entre le quartier Febvotte et celui des Rives du Cher pour traverser les voies ferrées et une troisième à Fondettes pour traverser la Loire.

    Hélas, l'agglomération a refusé cette dernière passerelle, pourtant budgétée en 2003, sous un prétexte qui nous apparaît incompréhensible. Le commissaire n'a en effet imposé aucune solution, il a seulement demandé à ce qu'on trouve un moyen pour que piétons et cyclistes puissent traverser la Loire entre Fondettes et St Cosme. Notre association sera vigilante pour que cette réserve à caractère obligatoire soit quand même traitée.

    C'est notre premier souhait pour 2014, avec celui que nous émettons constamment : une meilleure qualité de vie dans l'agglomération tourangelle !

    Liens :
    Correctif du 11 janvier : nous avons pris connaissance du compte-rendu de la réunion du 19 décembre du Sitcat. Contrairement à ce qui avait été indiqué dans la NR, la réserve sur la traversée de la Loire à Fondettes n'est pas remise en cause. Seule une des options a été critiquée. Par contre, sur d'autres points, ce compte-rendu ne semble pas accepter pleinement les réserves du commissaire-enquêteur, nous engageons une réflexion à ce sujet.

  48. Le 13 décembre 2013 :
    Paul Valéry : l'indigence du conseil général en matière de carte scolaire

    Les constructions immobilières se multiplient à Tours Nord, la population augmente à tel point qu'il est prévu que la demande en électricité explose au point de devoir creuser une ligne à très haute tension dans les rues de St Pierre des Corps et Tours. Le collège Montaigne a de gros effectifs, le collège Ronsard est en sur-effectifs avec le nouveau quartier Monconseil. A l'évidence, il convient d'effectuer une meilleure répartition sur les cinq collèges de Tours Nord, la carte scolaire est devenue inadaptée.

    Et que fait le conseil général ? Il ferme le collège Paul Valéry ! Comment peut-il être à ce point indigent ? Modifier avec l'Education Nationale une carte scolaire est-il au delà de ses forces ?

    Comme pour le collège Pasteur, un établissement scolaire de proximité disparaît, obligeant à utiliser des véhicules motorisés plutôt que que des modes de déplacement doux. C'est contraire au Plan Climat, au SCoT, au PDU que nos élus ont pourtant approuvé.

    Face à cette incohérence, l'AQUAVIT exprime son indignation. Elle participera samedi 15 h à la manifestation prévue place Jean-Jaurès.

    Notre page sur le collège Pasteur : aquavit37.fr/2013pasteur

  49. Le 10 décembre 2013 :
    Lapins terroristes : la mairie de Tours emploie les grands moyens

    Contrainte de s'exécuter par la Direction de la Prévention et de la Gestion des Risques (DPGR), la mairie de Tours utilise ses armes de destruction massive pour empêcher les lapins terroristes de construire le moindre terrier sur les bords du Cher, tant leurs galeries fragiliseraient les berges lors des inondations. Peu importe qu'on n'y trouve actuellement ni lapin ni autre rongeur, l'essentiel est de prévenir et de pouvoir inspecter à vue d'oeil la présence des terriers. C'est pourquoi tous les buissons et arbrisseaux sont complètement rasés.

    Cette opération anti-terroriste entre dans le cadre de la lutte générale contre les risques d'inondation. L'ensablement du Cher et l'invasion de la jussie nous apparaissent beaucoup plus dangereux que les terriers fantômes. Pourquoi ne les combat-on pas ou très peu ?

    Il y a lieu aussi de se demander pourquoi la DPGR et la mairie de Tours font preuve d'un tel zèle anti-lapins alors qu'elles autorisent des constructions de type cages à lapins dans les quartiers inondables de Tours. Les consignes de prévention des risques du SDAGE et du PPRI ne sont pas appliquées. Ne vaut-il pas mieux, en priorité, mettre fin à ce laxisme et agir de façon plus modérée contre les indésirables rongeurs fictifs ?...

    Complément du 11 décembre : contrairement à notre observation de la semaine dernière et au témoignage d'une riveraine, nous avons constaté aujourd'hui la présence de terriers. Les lapins ne sont donc pas aussi fantômes que nous l'avons cru et la caricature n'avait pas lieu d'être poussée aussi loin. Il reste, bien sûr, que la méthode employée nous apparaît excessive, et que la lutte contre les risques d'inondation est trop timorée sur d'autres fronts.

    Notre page : http://aquavit37.fr/2013lac

  50. Le 6 décembre 2013 :
    Surprise : le commissaire remet complètement en cause le PDU !

    M. Ratinaud, commissaire-enquêteur de l'enquête publique sur le Plan de Déplacement Urbain (PDU) de l’agglomération tourangelle, a remis son rapport d’enquête et ses conclusions au SITCAT. Ces dernières se révèlent particulièrement critiques, reprenant largement le contenu de la déposition de l'AQUAVIT et des demandes exprimées par des centaines de Tourangeaux. Il expose sept réserves de portée considérable, à respecter sous peine d’annulation du plan. Elles s’ajoutent à de nombreuses orientations allant à l’encontre du document original : poursuite du bouclage du périphérique, réalisation de plusieurs passerelles pour les circulations douces, renforcement des infrastructures desservant les communes périurbaines ("axes forts"), renforcement du réseau Fil Bleu à Tours Nord et St Cyr…

    Le commissaire-enquêteur s’interroge également sur l’utilité de dissoudre le SITCAT et préconise la création, au 1er janvier 2014, d’une nouvelle structure (SIDUT) mieux adaptée au périmètre des transports urbains de l’agglomération. Très lourd programme donc pour le prochain Comité Syndical du SITCAT fixé au 19 décembre !

    Pour autant, l’AQUAVIT ne saurait se satisfaire pleinement de la nouvelle orientation imposée par ces réserves aux incidences financières difficilement supportables. En ce sens, elles donnent priorité aux infrastructures routières et repoussent aux calendes grecques la valorisation de l’étoile ferroviaire pourtant inscrite dans le SCoT.

    L’AQUAVIT réitère sa demande d’ajournement d’un PDU juridiquement fragilisé par la révision imminente du périmètre de transport urbain et par l’intégration très contestée du SITCAT dans l’agglo Tour(s) Plus. Elle partage l’orientation voulue par le commissaire-enquêteur de mettre en place une nouvelle structure (SIDUT) "englobant toutes les communes urbaines et suburbaines de l’agglomération".

    Compléments :
    Samedi 7 décembre, l’AQUAVIT invite à participer au rassemblement initié par Moucifon et Vélorution pour fêter la réserve n°6 du commissaire-enquêteur d’étudier et réaliser un passage cycliste sur la Loire au niveau de Fondettes. Rendez-vous à 15 h au rond-point du pont St Cosme (sortie du périphérique).

  51. Le 22 novembre 2013 :
    Dix ans de CVL, une structure de démocratie participative à quoi ?

    Quatre Conseils de la Vie Locale (CVL), nord, sud, est, ouest, sont nés à Tours en 2003 d'une volonté gouvernementale d'instaurer dans chaque ville de plus de 80.000 habitants une structure de démocratie participative. Dix ans plus tard, quel bilan peut-on en dresser ? Dans le bulletin de novembre de l'AQUAVIT, plusieurs de nos adhérents exposent en commun leurs points de vue.

    S'ils se félicitent du principe de désignation par tirage au sort, ils regrettent le trop petit nombre d'habitants volontaires. Cette absence d'attraction n'est pas dû à un manque de communication, mais à un manque de conviction, car les Tourangeaux se sont rendus compte que les CVL ne traitent que des sujets accessoires. Les décisions municipales majeures sont prises ailleurs sans concertation préalable.

    Passant en revue les principes de fonctionnement, ils apprécient l'existence de groupes de travail qui justement sont susceptibles de traiter ces concertations préalables. Avec eux, l'AQUAVIT souhaite que les CVL permettent aux habitants de mieux devenir des acteurs de leur vie quotidienne en exerçant leur intelligence collective pour le devenir de la cité.

    Notre bulletin : aquavit37.fr/bulletins/2013-11.html

  52. Le 12 novembre 2013 :
    Pour quand l'inconstructibilité dans les quartiers inondables ?

    Des études récentes ont démontré une sous-évaluation du risque inondation sur l'agglomération tourangelle. Le val de Tours vient d'être classé "Territoire à Risque d'inondation Important" (TRI) dans le cadre de la règlementation européenne. De faible ou moyen, l'aléa devient fort, voire très fort dans le futur PPRI. En cas de crue majeure, plus de 100.000 personnes devraient être évacuées en 2 jours dans le val de Tours et la submersion serait beaucoup plus rapide et élevée que prévu jusqu'ici.

    De ce fait, les précautions destinées à limiter les conséquences humaines des crues majeures sont renforcées. Les futurs règlements plus stricts en matière de maîtrise de constructions en zone inondable doivent être anticipés et appliqués. C'est ce qu'énonce, notamment, le très récent Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT 2013).

    Face à cette volonté d'appliquer un principe d'inconstructibilité dans les zones d'aléa fort, comment se fait-il que la mairie de Tours continue d'y délivrer des permis de construire ? Les explications qu'elle a - difficilement - fournies, de substitution des règles, ne sont pas étayées. L'AQUAVIT a demandé a rencontrer le directeur départemental des Territoires et le Préfet d'Indre et Loire pour obtenir des éclaircissements.

    Nous nous interrogeons aussi sur le manque d'entretien du Cher (jussie, ensablement) et sur les déboisements apparemment excessifs effectués sur la Loire. Nous déplorons donc l'incohérence entre le laxisme en matière de constructibilité et les "nettoyages" intempestifs actuellement organisés sur les iles de la Loire, au motif de la lutte contre les inondations.

    Pour ces raisons, nous nous étions opposés à des constructions dans le quartier des Deux Lions, nous continuons à nous opposer à des opérations immobilières dans les quartiers Velpeau et Beaujardin. Les études préliminaires et les précautions à prendre commencent seulement à apparaître en 2013 alors que depuis 2010 des recommandations très fortes ont été émises et ignorées. En 2014 ou 2015, la révision du Plan de Protection des Risques d'Inondation, après plusieurs retards, va-t-elle enfin être mise en oeuvre ? Pourquoi les associations sont-elles délibérément tenues à l'écart des préparatifs ? Pour les zones inondables, l'heure du choix arrive, entre densification et inconstructibilité.

    Notre dossier (avec carte des zones sensibles) : aquavit37.fr/2013sdageppri

  53. Le 28 octobre 2013 :
    L'étrange précipitation à étendre la ville de Joué lès Tours

    Suite à la modification n°4 du Plan Local d'Urbanisme de la ville de Joué lès Tours actant la création d'un "écoquartier" des Courelières, nous nous interrogeons sur les multiples étrangetés du processus ayant abouti à cette décision.

    Pourquoi Bouygues Immobilier a-t-il été si rapidement désigné aménageur, dès 2009 ? Pourquoi le processus prévu en mars 2013 a-t-il été accéléré au point de sauter une enquête publique ? Pourquoi la deuxième enquête publique, devenue première, terminée un mois après celle du SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale) a-t-elle été validée quatre jours avant le SCoT ? Est-ce parce que le SCoT s'oppose à l'étalement urbain et veut diminuer de 30 % ce qui était prévu en 2010 ?

    Pourquoi le commissaire-enquêteur a-t-il validé cet étalement urbain en prétextant qu'il permet d'amener la nature ne ville ? Pourquoi s'appuie-t-il sur une étude d'impact absente des dossiers d'enquête ? Pourquoi ne s'est-il pas préoccupé des contraintes liées au déménagement du Leclerc de l'Alouette ? Pourquoi ne se préoccupe-t-il pas des transports en commun pour imposer une desserte automobile coûteuse, contraire au SCoT, au Plan Climat et au Plan de Déplacement Urbain ?

    Tout cela nous apparaît louche et demande a être étudié par les juges du Tribunal Administratif d'Orléans. Avec la SEPANT, l'AQUAVIT vient de formuler cette requête au Préfet d'Indre et Loire.

    La lettre de la SEPANT et de l'AQUAVIT : aquavit37.fr/2013plujoue/prefet.html
    Notre page sur la ZAC des Courelières : aquavit37.fr/2013plujoue

  54. Le 22 octobre 2013 :
    Les demandes de l'AQUAVIT prises en compte dans le SCoT

    A la suite de l'enquête publique sur le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) de l'agglomération tourangelle, terminée le 25 juin, le commissaire-enquêteur a établi son rapport le 20 juillet, lequel a été mis en ligne le 20 août dernier sur le site du SCoT (Tour(s) Plus), dans la plus grande confidentialité médiatique. Le document définitif a ensuite été approuvé par le SMAT (Syndicat Mixte de l'Agglomération Tourangelle) le 27 septembre 2013, là encore sans aucune réaction de la presse. L'AQUAVIT constate avec satisfaction que le contenu de sa déposition lors de l'enquête publique a largement été pris en compte.

    Deux de nos demandes essentielles ont été satisfaites et se sont traduites par des réserves à caractère obligatoire. La première impose un strict chiffrage, commune par commune, de la réduction d'étalement urbain de 33 % par rapport aux prévisions de 2010. La seconde impose la mise en place d'une "cellule pérenne de suivi, de contrôle et de conseil" afin d'assurer un suivi efficace de cette maîtrise de l'étalement. Ce sont les "mesures coercitives" que nous réclamions.

    Quant aux enjeux liés aux risques d'inondation sur lesquels nous avions insisté, ils ont conduit le SMAT à prendre des engagements contraignants. Ils apportent un certain nombre de précisions concernant le contrôle de la politique du logement en zone inondable. Les nouvelles constructions y seront implantées en fonction des niveaux d'aléas prévus dans le futur PPRI (Plan de Protection des Risques d'Inondation). En ce sens, la notion d'"Intensité Urbaine Modulable" a été précisée, qui consiste à moduler l'implantation des nouveaux logements en fonction du niveau de risques avéré et selon les secteurs prioritaires de développement.

    Notre page sur le SCoT : aquavit37.fr/2013scot.

  55. Le 16 octobre 2013 :
    Non à une aggravation des dérives dans le secteur sauvegardé de Tours

    Le secteur sauvegardé de Tours est règlementé par un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) actuellement en révision et soumis à enquête publique. Les Tourangeaux ont été invités à prendre connaissance des dossiers associés (en mairie ou http://www.tours.fr/591-dossier-enquete-publique-psmv.htm) et à exprimer leur avis (jusqu'à ce soir mercredi en mairie ou à pref-ep-PSMVdeTours@indre-et-loire.gouv.fr). En page 60 du Rapport 3 de ces dossiers, on a la surprise de lire que les "arbres remarquables peuvent être repositionnés".

    Ainsi à Tours, ces dernières années, non seulement la mairie a dégradé inconsidérément le patrimoine arboré, mais elle veut aller encore plus loin, abattre n'importe quel arbre, même remarquable, et replanter une jeune pousse ailleurs. Pour elle, c'est une opération neutre de repositionnement, comme on déplacerait un sucette publicitaire. La "minéralisation" du coeur de la ville devrait donc s'accélérer encore. Les jets d'eau et les pelouses de la place Jean Jaurès doivent même être remplacés par des pavés. Ce n'est pas une blague, c'est un symbole de ce l'on nous prépare et que nous refusons.

    En ce qui concerne le bâti, notre association refuse la libéralisation excessive des règles de construction. Elles provoqueront une densification excessive, une dégradation de la qualité de vie des habitants, une augmentation de l'empreinte automobile dans le coeur de la cité et la construction de verrues urbaines en contresens de l'identité architecturale tourangelle.

    L'AQUAVIT souhaite donc que cette révision soit profondément remaniée.

    Notre déposition est sur la page aquavit37.fr/2013psmv.

  56. Le 13 octobre 2013 :
    La coquille vide du PDU de 2013

    Le Plan de Déplacement Urbain de l'agglomération tourangelle est soumis à enquête publique jusqu'à jeudi prochain 17 octobre 2013. Chaque habitant peut en prendre connaissance en mairie ou en page http://mobilite.agglo-tours.fr/index.php?idtf=44 et peut exprimer son avis en mairie ou à l'adresse mail pdu-tours@agglo-tours.fr et chacun peut le faire, même brièvement, en s'inspirant des remarques de l'AQUAVIT s'il les partage.

    Nous constatons l’opposition saisissante entre une approche méthodologique prometteuse de ce PDU et le contenu dérisoire des programmes d’actions par rapport aux ambitions affichées.

    Comme dans le PDU précédent de 2003, la valorisation de l'étoile ferroviaire, n'est pas soutenue par des actions d'envergure. Même si une orientation en ce sens se dessine, la logique TER n'est pas remplacée par une logique tram-train. L'étalement urbain est dénoncé vigoureusement mais il est prévu de nouvelles voies qui valident des projet de nouveaux quartiers étendant la ville. La circulation des deux roues, tombée de 16 % en 1996 à 5 % en 2008 n'est pas revitalisée par des mesures nouvelles. L'aspect environnemental mis en avant n'est pas accompagné de contraintes permettant de réduire la pollution et les atteintes à la nature urbaine.

    L'intégration du SITCAT à la communauté d’agglomération Tour(s) Plus en janvier 2014, les incertitudes de tous types portant sur des composantes fondamentales ainsi que les perspectives de révision aléatoires limitent très fortement la portée de ce document.

    Notre déposition est sur la page aquavit37.fr/2013pdu

  57. Le 3 octobre 2013 :
    Joué les Tours, ZAC des Courelières, communiqué commun à la SEPANT et l'AQUAVIT

    [..] Depuis des années la SEPANT et l’AQUAVIT contestent la pertinence de la politique menée par la Ville de Joué les Tours tendant à ouvrir à l’urbanisation une vaste partie sud de son territoire communal resté largement boisé, rural, à usage agricole. Elles sont donc intervenues dans l’enquête publique sur la révision du PLU de Joué lès Tours, en juillet 2013.

    Le rapport du commissaire-enquêteur choisi par la Mairie de Joué lès Tours s’avère totalement défaillant sur la forme et dans le fond. Non seulement il ignore les arguments développées par les associations, mais en outre il reprend pratiquement mot pour mot les déclarations faites par la municipalité (cf. La Nouvelle République du 22/07/2013) sur la « politique de développement démographique » selon lesquelles Joué lès Tours serait en péril si on ne construisait pas un grand nombre de logements supplémentaires chaque année ! Et il confond l’objectif affiché dans le SCOT « d’amener la nature en ville » avec l’autorisation de bétonner le campagne (le SCOT préconise plutôt de « construire la ville sur le ville »). Ce rapport complaisant conforte la volonté de la Mairie de Joué les Tours de lancer ce projet immobilier démesuré avant que le SCOT et le PDU de l’agglomération tourangelle, en cours de finalisation, ne deviennent opposables. Ceci afin d’échapper à des prescriptions juridiques contraignantes et incompatibles avec le projet des Courelières.

    [...]

    Compte tenu de l’ampleur du projet, qui à terme aboutira à l’implantation d’une nouvelle ville de Joué (plusieurs milliers d’habitants prévus), les modifications envisagées au PLU de 2006 ne peuvent se réduire à une simple procédure conduite dans la précipitation, mais nécessite une révision globale du PLU.

    Nos deux associations confirment leur totale opposition à ce projet, dont le lancement illustre une fois encore que l’agglomération tourangelle fonctionne trop souvent comme un périmètre de non-droit au regard des plans, codes… encadrant l’urbanisation.

    [L'intégrale de ce communiqué est sur cette page de notre site : aquavit37.fr/2013plujoue]

  58. Le 30 septembre 2013 :
    Passerelle Fournier : le degré zéro de la démocratie participative

    En 2011, la mairie optait pour une réhabilitation de la passerelle Fournier, estimant qu'une reconstruction estimée à 6,8 M d'euros était trop coûteuse. En janvier 2012, comprenant que ce choix était très critiquable et critiqué, elle relançait les études sur la passerelle en associant les habitants dans un groupe de travail du Conseil de la Vie Locale (CVL) Est. Les retards se sont ensuite accumulés et les réunions de ce groupe se sont espacées. Le processus qui était parti pour être transparent est devenu de plus en plus opaque. Quand les six projets des entreprises candidates ont pris corps, les habitants ont carrément été exclus, ils n'ont même pas pu en prendre connaissance. Alors que notre association demandait une consultation des futurs usagers pour choisir le projet qui correspondait le mieux à leurs besoins, les édiles ont décidé entre eux en estimant que les citoyens de notre ville n'ont pas leur mot à dire. Nous avons appris leur décision de construire une nouvelle passerelle pour 2016 par le compte-rendu de la réunion de la communauté d'agglomération du 26 septembre,

    Cet exemple est très négatif pour les dix ans des CVL, il est symbolique d'un échec que les habitants perçoivent : tous les projets importants sont décidés "en haut lieu" et imposés à tous. Ce n'est que sur des "à-côtés" mineurs que peuvent intervenir les CVL et les enquêtes publiques, la dernière sur la modification du PLU en témoigne.

    Certes, nous sommes satisfaits qu'une reconstruction, à nouveau estimée à 6,8 M d'euros, ait été choisie plutôt qu'une onéreuse réhabilitation. Enfin on sort du court terme pour construire un ouvrage appelé à durer plus d'un siècle. Mais répondra-t-il vraiment aux nouveaux usages ? Nous sommes circonspects à la lecture des échanges entre élus qui ne se sont même pas rendu compte que la passerelle était sur le parcours à vélo reliant les centres de La Riche et de St Pierre des Corps. Nous attendons donc d'en savoir davantage avant d'exprimer un avis que nous espérons tout de même positif.

    Liens :

  59. Le 13 septembre 2013 :
    Abus immobiliers et liberté d'expression

    Mardi 17 septembre à 9h 30 au palais de Justice de Tours, Alain Beyrand comparaîtra devant le juge des référés pour répondre à l'accusation d'avoir diffamé sur son blog le promoteur NGI Promotion. Alors que la ville de Tours est soumise à une pression immobilière insupportable à laquelle l'AQUAVIT est régulièrement confrontée, il est plus que jamais nécessaire que des voix s'élèvent pour dénoncer les excès qui frisent l'illégalité. La destruction du plus grand espace vert du quartier Velpeau depuis 30 ou 40 ans est ici en cause.

    Le promoteur a-t-il triché pour faire croire que l'affichage légal avait été effectué et éviter les recours ? Peindre les toits en vert permet-il de leurrer les acheteurs sur la surface d'espaces verts ? Appeler une résidence du nom d'un passage très calme pour qu'on ne devine pas qu'elle est sur une rue passante est-il vendeur ? Est-il interdit de désigner comme filou un promoteur qui emploie de telles méthodes ? L'indignation et la caricature sont-elles permises sur un blog pour dénoncer de tels abus ?

    L'AQUAVIT vous invite à venir accompagner Alain Beyrand lors de sa comparution, en espérant que le Justice se prononcera pour l'expression libre des citoyens quand elle s'appuie sur des faits avérés.

    La page du blog d'Alain Beyrand : pressibus.org/abus
    La page AQUAVIT : aquavit37.fr/2013velpeau

  60. Le 28 août 2013 :
    Les oeuvres de Buren au travers de la ville de Tours

    Alors que l'inauguration de la première ligne de tramway tourangelle est imminente, le tapage médiatique met en avant les oeuvres de Daniel Buren jalonnant le tracé sur Tours et Joué lès Tours. L'AQUAVIT n'a pas à porter d'évaluation sur leur qualité artistique, design du tramway inclus, mais cela appelle certaines remarques de notre part. Le SITCAT a fait appel a un artiste reconnu, qui a déjà apporté sa touche au tramway de Mulhouse et qui emprunte des idées d'autres créateurs, comme le kiosque "Attrape Soleil" déjà présent sur le tramway de Strasbourg.

    Comme de nombreux Tourangeaux, nous nous inquiétons du coût excessif du design, et aussi celui de la communication. Et nous nous interrogeons sur le vieillissement de ces structures et leur entretien. Surtout, nous constatons que cette mise en scène accompagne une aseptisation de la ville avec un recul de la nature et des poussées de béton. Sur des étendues de pavés, il ne reste de verdure que des arbres en bac, tels des meubles verts.

    Le lieu le plus oppressant est la place de la Tranchée, débarrassée de ses tilleuls, de ses massifs, de sa mairie et qui se voit envahie par une esplanade bétonnée, surmontée de sucettes rouges et vertes, alors que des hautes et denses constructions vont apparaître tout autour, apparemment sans contrainte esthétique architecturale. Pour la place Choiseul, l'implantation de mobilier requiert une autorisation spéciale du ministère de l'Ecologie après avis de la commission des sites. Celle-ci s'est réunie en mars en reportant à plus tard ce sujet.

    L'AQUAVIT réfute donc la logorrhée de communication vantant un "embellissement" de la ville grâce au tram. C'est très contestable.

    Sur la place Choiseul, nous envoyons une lettre au Préfet d'Indre et Loire. Notre page : aquavit37.fr/2013choiseul-france.
    En ce qui concerne les arbres, le bilan n'est pas aussi brillant que proclamé, comme le montre cette page du site d'Alain Beyrand : pressibus.org/blogcvl/a3/orme.html.

  61. Le 26 août 2013 :
    Tours de la gare, les propositions de l'AQUAVIT

    Notre association rappelle que le choix d'élever des tours sur l'îlot Vinci, juste à côté de la gare de Tours, monument historique, relève d’un véritable déni de démocratie. En effet, le rapport du commissaire-enquêteur de l'enquête publique sur le Plan Local d'Urbanisme en 2011 insistait sur l’hostilité générale constatée lors de l’enquête publique : "Au total, plus de 700 personnes ont manifesté leur opposition à ces projets de tours. On peut parler de polémique". Il concluait : "La tour prévue à la gare doit être abandonnée, car elle s’intègre mal au site". Quelques mois plus tard, un sondage organisé par La Nouvelle République confirmait le rejet citoyen de ces tours.

    Nous rappelons nos propositions constructives : désignation d’un architecte paysagiste coordonnateur par l’ABF ou la DRAC, mise à concours d’architectes, choix architecturaux respectueux des volumétries voisines et des équilibres généraux de la place de la gare, prise en compte de la volonté citoyenne.

    Notre page sur le sujet : aquavit37.fr/2012gare

  62. Le 30 juillet 2013 :
    Non à l'étalement urbain sur Joué lès Tours ! Et ailleurs...

    Le 25 mars 2013, les élus du Conseil Municipal de Joué lès Tours ont approuvé deux documents aux objectifs inconciliables. D'un côté le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) de l'agglomération prône la renoncement à l'étalement urbain. De l'autre côté le dossier de réalisation de la ZAC des Courelières marque une nouvelle étape dans l'étalement urbain de la cité Jocondienne.

    L'enquête publique sur la modification n°4 du Plan Local d'Urbanisme de Joué, validant cette extension, se termine. L'AQUAVIT alerte le commissaire-enquêteur sur cette contradiction fondamentale. Peut-il laisser une commune opérer un aménagement qui va à l'encontre des objectifs de l'agglomération ? Une approbation encouragerait les autres communes à se dispenser des prescriptions du SCoT. Un rejet symboliserait l’entrée dans une nouvelle logique guidée par le respect des documents de planification urbaine, qui ont été approuvés par chacune des municipalités de l’agglomération.

    L'AQUAVIT souhaite qu'on entre dans cette nouvelle logique pour enfin sortir des travers urbanistiques du passé, dont Joué lès Tours est hélas une illustration. Ne vaudrait-il pas mieux travailler sur l'amélioration de l’attractivité de Joué, grâce à une amélioration de la qualité du cadre de vie dans les quartiers existants ?

    Notre déposition à l'enquête publique : aquavit37.fr/2013plujoue

  63. Le 16 juillet 2013 :
    Destruction d'un espace vert pour entasser des logements - Quartier Velpeau

    Il n'est pas ordinaire que dans le quartier Velpeau on supprime, au coeur d'un îlot, un espace vert pour y construire des maisons de ville. La mairie l'autorise au 31 rue du Dr Fournier et c'est la plus grande destruction de ce type depuis 30 ou 40 ans. Pourtant en 2011, le commissaire enquêteur du PLU avait cru que la ville accepterait sa recommandation de "Conditionner la construction sur une même parcelle publique ou privée au maintien de l’îlot de verdure, s’il existe".

    Il n'est pas ordinaire que dans le quartier Velpeau la mairie accepte de construire des maisons en rez-de chaussée, près d'une digue, alors qu'elle le refuse dans le quartier des casernes Beaumont-Chauveau par crainte des risques d'inondation, pourtant moindre.

    Il n'est pas ordinaire qu'une mairie envoie un avis de non-recours au promoteur d'un permis de construire alors qu'elle n'a pas averti les riverains que leurs recours ne sont pas étudiés.

    Le permis de construire du 31 rue du Dr Fournier à Tours sort de l'ordinaire et montre les excès d'une mairie qui cherche à entasser le maximum de logements dans le moindre terrain constructible, au mépris des documents d'urbanisme, qui se révèlent davantage soucieux de la qualité de vie des habitants et de leur sécurité. C'est pourquoi l'AQUAVIT se joint aux riverains dans leur recours auprès du Tribunal Administratif d'Orléans et envoie un recours gracieux auprès du Préfet d'Indre et Loire pour que ce permis de construire soit annulé.

    L'AQUAVIT appelle à un rassemblement devant le 31 rue du Dr Fournier le vendredi 19 juillet à 19 heures.

    Notre page sur le sujet : aquavit37.fr/2013densification

  64. Le 13 juillet 2013 :
    Non au béton, oui aux arbres - Modification du PLU

    La modification n° 2 du PLU de TOURS est soumise à enquête publique du lundi 17 juin au jeudi 18 juillet. Elle porte sur plusieurs points, notamment :
    1. Place de la Tranchée, la hauteur prévue par le PLU approuvé le 17 juillet 2011 prévoyait une construction d'une hauteur de 33 mètres à la place de l'ancienne mairie. Massivement rejetée par les Tourangeaux et déconseillée par le commissaire-enquêteur en mars 2011, cette hauteur est portée à 39 mètres dans la présente révision.
    2. Juste à côté, modification des orientations d'aménagement secteur Mayer Ouest. En clair, tout l'îlot sud de la rue des Bordiers et de la Mare est appelé à disparaître pour "renforcer l'intensité urbaine", c'est-à dire bétonner encore plus.
    3. Aménagement du secteur des casernes Beaumont-Chauveau dans le quartier Beaumont-Chauveau. L'étude d'impact fait apparaître la présence de 134 arbres dont 117 peuvent vivre plusieurs décennies et sont porteurs de biodiversité. Le projet retenu prévoit de n'en garder que 30 à 70.

    L'AQUAVIT invite les Tourangeaux à participer à cette enquête pour :
    • refuser que la hauteur de construction place de la Tranchée soit portée à 39 mètres
    • refuser la modification concernant l'îlot sud de la rue des Bordiers et de la Mare
    • garder au moins 70 arbres sur les 134 existants du secteur des casernes Beaumont-Chauveau

    Il suffit d'envoyer un courriel en ce sens à M. le Commissaire Enquêteur de la Modification n°2 du PLU de Tours, à l'adresse urba @ ville-tours.fr avant le jeudi 18 juillet

    Vous pouvez aussi déposer au registre d'enquête de la mairie de Tours (service Urbanisme), ainsi qu'aux mairies annexes de Saint Symphorien et Sainte Radegonde. Les dossiers y sont consultables, ainsi que sur la page www.tours.fr/Actualite/174/33-en-bref.htm

    Notre page sur le sujet : aquavit37.fr/2013modifplu

  65. Le 29 juin 2013 :
    In extremis, le SITCAT allège le pont Wilson

    En publiant le 27 mai son étude "Le pont Wilson supportera-t-il durablement le tramway ?", notre association ne s'attendait pas à être aussi vite entendue par le SITCAT et la mairie. C'est à un point tel que, en toute urgence, allant jusqu'à faire fi des engagements écrits et validés de février pour paver tout le pont, il a été décidé in extremis de supprimer le pavage de la voie automobile pour le remplacer par un bitume moins prestigieux mais plus léger. Ce soulagement de la lourde infrastructure s'ajoute donc à l'allègement provoqué par la suppression de la file de voitures sortantes, décidé il y deux ans et révélé il y a six mois.

    Espérons que, partageant désormais notre état d'esprit, le SITCAT et la mairie décideront d’effectuer une étude poussée de la résistance du vieil ouvrage, celle qui avait été escamotée dans les préparatifs. Pour que l’on sache dans quelles conditions il est capable à terme de répondre aux passages répétitifs des lourdes et vibrantes rames à sept voitures.

    L'allègement suivant, déjà annoncé en catimini il y a deux ans, devrait être la suppression de la voie automobile entrante. Les cyclistes trouveront alors que c'était une fameuse idée de remplacer les inconfortables pavés par le rapide enrobé de bitume, tandis que les piétons se réjouiront de ne plus être dérangés par les cyclistes sur leur promenade. Plus de voie mixte, comme nous le prônons, selon la jurisprudence de Strasbourg.

    Les Tourangeaux ont le droit de savoir. Des risques ont été pris, il convient de les cerner et de les exposer pour les circonscrire au mieux.

    Notre page sur le pont Wilson : aquavit37.fr/2013wilson
    Comme nous l'avions annoncé, nous avons déposé le dossier au Laboratoire Central des Ponts & Chaussées par un courrier du 28 juin : aquavit37.fr/2013wilson/lcpc.html
    Notre page contre les voies mixtes piétons / cyclistes : aquavit37.fr/2012mixte

  66. Le 18 juin 2013 :
    Une nouvelle passerelle Fournier pour 2015 ?

    Suite à la réunion le 12 juin du groupe de travail du CVL Est sur la passerelle Fournier, nous avons appris que les six projets, trois de réhabilitation et trois de reconstruction, se précisent. Il reste à déterminer les importants coûts annexes d'immobilisation SNCF/RFF, qui permettront de retenir l'un d'entre eux au plus tôt fin septembre 2013, les travaux étant prévus pour 2015.

    Par rapport aux études précédentes, l'écart entre les coûts de réhabilitation et de reconstruction s'est réduit. De plus, la réhabilitation impose de nombreux mois de fermeture, alors que la reconstruction permet de garder le passage par l'ancien ouvrage durant les travaux. Pour ces raisons, nous sentons que l'option de reconstruction commence à prendre le dessus. Notre association s'en félicite et espère que cela se confirmera.

    Cette reconstruction ne s'annonce toutefois pas sous les meilleurs hospices. Il apparaît en effet que la mairie/agglo impose une enveloppe budgétaire restrictive qui oblige les concepteurs à effectuer des choix qui ont une part d'arbitraire, d'autant plus que les trois projets seraient très différents. Le confort ne doit pas être sacrifié à l'esthétique ou inversement, Cette passerelle devrait durer 120 ans, comme l'ancienne, elle reliera deux quartiers, ce n'est pas un investissement comme les autres, nous ne comprenons qu'on chipote pour mettre en place un ouvrage essentiel pour des dizaines de milliers d'habitants.

    Comme Vélorution et le Groupe Citoyen de la Passerelle Fournier, nous estimons que le choix entre les trois projets devrait être tranché par les habitants des quartiers Sanitas et Velpeau. Les futurs usagers de la nouvelle passerelle sont les plus aptes à effectuer le meilleur choix.

    Notre page sur la passerelle : aquavit37/2011fournier
    La page du Groupe Citoyen de la Passerelle Fournier (avec davantage de détails sur l'avancement du projet) : pressibus.org/passerelle

  67. Le 5 juin 2013 :
    Jardins Saint Lazare, un prélude à la concertation

    Les jardins Saint Lazare ont été sauvés. Derniers jardins ouvriers situés entre la Loire et le Cher, au sein même de la ville de Tours, ils ont failli disparaître en 2011 dans une vaste opération immobilière intégrée dans les "sites à enjeux" du Plan Local d'Urbanisme. Alors que le conseil municipal était prêt à valider cette opération, une forte mobilisation des habitants du quartier Febvotte avait permis de préserver cet îlot de verdure, riche en biodiversité en centre-ville.

    Deux ans plus tard, le 30 mai dernier, des habitants, réunis en un collectif, ont fait le point de leurs rencontres avec M. Claude-Pierre Chauveau, élu municipal, pour lancer un processus de concertation permettant de réorganiser ces jardins afin de mieux les valoriser et les rendre plus accessibles aux riverains.

    L'AQUAVIT salue la victoire des habitants pour leur qualité de vie dans la cité et se réjouit du retour au dialogue des autorités municipales. Elle souhaite que le débat démocratique enfin retrouvé permette aux habitants de concrétiser leurs idées et projets déjà bien ébauchés sur ce que serait une vraie convivialité dans le cadre de leur quartier.

    Plus de détails sur ce processus et ces souhaits en notre page aquavit37.fr/2013lazare.

  68. Le 27 mai 2013 :
    L'affaissement du pont de pierre, précautions sacrifiées, prises, prévues et potentielles

    Dix ans après l'inauguration de la première ligne de tramway, le pont de pierre est sous haute surveillance. Des capteurs répartis sur l'ensemble de l'ouvrage analysent et transmettent 24 heures sur 24 les mouvements de l'ouvrage. A la moindre alerte, on ferme toute circulation. Ce n'est pas une rumeur, ni une hypothèse, ni de la science-fiction, c'est ce qui se passe réellement aujourd'hui. Certes, on ne peut pas être sûr que la cause de l'inquiétant affaissement constaté vienne de la surcharge et des vibrations du tramway, mais il y a lieu de s'interroger. Ca se passe à Bordeaux.

    Et à Tours ? On va inaugurer un tramway qui passera sur un autre pont de pierre, plus vieux encore, moins renforcé et moins contrôlé. Ce n'est pas une rumeur, ni une hypothèse, c'est le constat que notre association AQUAVIT vient de réaliser après avoir étudié le diagnostic technique de 2010 et avoir mené une réflexion collective approfondie, incluant l'avis de plusieurs ingénieurs spécialisés. Certes la précaution prise de supprimer la file de voitures qui pèse le plus sur les piles les plus fragiles est une première étape de prise de conscience, mais il est à craindre qu'au fil des années d'autres précautions doivent être mises en oeuvre.

    L'AQUAVIT vous invite à consulter le dossier qu'elle ouvre à tous les Tourangeaux : aquavit37.fr/2013wilson. Sa lecture montrera à chacun que la version officielle n'est plus crédible, notamment dans les propos tenus par le responsable du projet dans la Nouvelle République du 21 décembre 2012.

    Nous invitons aussi les médias et les Tourangeaux à nous rencontrer le mercredi 29 mai à 18 heures sous le pont Wilson, du côté de la place Choiseul (ou sur le pont si la Loire est trop haute).

  69. Le 23 mai 2013 :
    A Ballan, la démocratie de la bonne et de la mauvaise pioche

    L'AQUAVIT regrette vivement que la mairie de Ballan-Miré maintienne, à quelques variations mineures près, le projet immobilier en cours dans la ZAC des Prés. S'appuyer sur une majorité de locataires gagnants dont l'habitat sera amélioré pour exclure quelques autres perdants dont la maison sera détruite et qualifier ce procédé de "démocratie exemplaire" nous laisse sans voix. Chacun peut imaginer qu'il puisse être dans la "mauvaise pioche"...

    Nous déplorons que ne soit pas comprise la détresse de ces locataires lésés, très âgés. Plutôt que de persister dans ce passage en force et rejeter certains de ses concitoyens, nous espérons que le Député-maire ira vers un consensus. C'est ce que nous lui demandons dans une lettre ouverte présente sur notre site en page aquavit37.fr/2013ballan.

  70. Le 18 avril 2013 :
    Saint Symphorien, vers une mise à sac ?

    Sur Tours nord, ancienne commune de St Symphorien, le passage du tramway par l'avenue de la Tranchée et l'avenue Maginot, est utilisé comme un cheval de Troie pour réaliser une forte densification actée par le Plan Local d'Urbanisme de 2011, imposé par la mairie de Tours qui a refusé de suivre les recommandations du commissaire-enquêteur. Un vaste programme de constructions d'immeubles est lancé, profitant du moindre terrain pouvant s'y prêter. Les quartiers concernés, surtout ceux à flanc de côteaux, y perdent leur identité. De belles demeures sont démolies, des espaces verts sont détruits, réduits ou chamboulés. Le charme des maisons tourangelles encadrées de verdure est rompu par des cubes de béton. Sur la lancée actuelle, l'ampleur des dégâts pourrait constituer à terme une véritable mise à sac de ce qui constituait un charmant côteau urbanisé.

    Le symbole le plus marquant de ce saccage sera la destruction de l'ancienne mairie de St Symphorien, devenue mairie annexe. Avec les maisons environnantes, elle sera remplacée par de hautes tours sur une place de la Tranchée qui a été détruite et bétonnée. Des associations de riverains se battent pour défendre leur cadre de vie. L'AQUAVIT les soutient et espère que cette mobilisation prendra de l'ampleur.

    La page que nous consacrons à ce sujet : aquavit37.fr/2013symphorien
    Le blog de l'association de l'îlot du Moulin à Vent : ilotdumoulinavent.blog4ever.com/

    Par ailleurs, en ce qui concerne la percée dans le bois de Grandmont pour mettre en place une ligne de Bus à Haut Niveau de Service, sans validation par enquête publique, l'AQUAVIT, conjointement avec l'APNE, a déposé, il y a 6 jours, un nouveau recours en référé suspension. Nous venons d'apprendre ce matin qu'il a été rejeté. Contrairement à la semaine dernière, quand il était encore temps, le Tribunal a reconnu une urgence, qui n'existait plus depuis trois jours, le corridor ayant été détruit. Plus de détails sur la page aquavit37.fr/2013bonamy.

  71. Le 11 avril 2013 :
    Bois de Grandmont, nouvelle demande de suspension des travaux

    Le 2 avril, notre association a déposé un recours en référé-suspension auprès du Tribunal Administratif d'Orléans pour stopper les travaux d'aménagement d'une ligne de Bus à Haut Niveau de Service dans le bois de Grandmont. Cette traversée, non mentionnée dans le PDU de 2003 et le PLU de 2011, supprime un corridor biologique, unique passage entre deux parties du bois. Le recours a été rejeté pour des motifs non explicités d'absence de "doute sérieux quant à la légalité de la décision préfectorale contestée" et d'une "urgence non établie". Les abattages ont commencé (comme quoi il y avait bien urgence) alors que le délai de recours n'est pas épuisé.

    L'analyse de l'arrêté préfectoral nous amène à soulever de nouveaux doutes sur la légalité de cette opération si vite engagée, en dehors de toute concertation. Nous en avertissons messieurs les Préfet d'Indre et Loire et Préfet de Région Centre, et nous leur réitérons aujourd’hui 10 avril notre demande de suspension immédiate par leurs services de ce chantier.

    Pendant ce temps-là, en préfecture, un comité de pilotage du Plan de Protection de l'Atmosphère a délibéré en estimant que ce sujet, que nous avons soulevé, ne le concernait pas vraiment. Quelle importance peut avoir l'intégrité d'un bois millénaire, poumon vert de la cité, dans la qualité de son air ?

    Plus de détails sur la page aquavit37.fr/2013bonamy

  72. Le 4 avril 2013 :
    Passerelle Fournier, la concertation citoyenne dans l'obscurité

    Le 2 avril, lors de la réunion pleinière du CVL-Est, nous avons appris que le "comité technique" analysera les trois propositions de reconstruction / réhabilitation de la Passerelle Fournier le 12 avril, donc bien après la date initialement prévue fin janvier. Le groupe de travail du CVL devait se réunir juste après. Ce n'est plus le cas, aucune date n'est encore fixée, il n'est même plus évident que cette réunion ait lieu avec des informations vraiment pertinentes. En effet, la mairie a soudainement découvert que tout cela est confidentiel. Rien ne doit fuiter (la concurrence serait faussée, cela poserait des problèmes juridiques) alors qu'au contraire nous pensons qu'il faudrait étaler tous les éléments de choix à la population pour qu'elle puisse se prononcer.

    Les membres du groupe de travail ont pour rôle de servir de relais, pas celui de chuchoter en des conciliabules confidentiels. Depuis le début nous demandons la transparence, depuis le début le processus devient de plus en plus opaque.

    Seuls signes positifs : les trois propositions sont très différentes les unes des autres (raison de plus pour demander l'avis des habitants...) et il semble que la reconstruction soit davantage envisagée qu'il y a quelques mois.

    Page du Groupe Citoyen : pressibus.org/passerelle
    Page de l'AQUAVIT : aquavit37.fr/2011fournier

  73. Le 1er avril 2013 :
    Mobilisation contre la destruction d'un corridor biologique dans le bois de Grandmont

    Comme en 2009, le Sitcat (en lien avec l'agglo Tours Plus et la mairie de Tours) se prépare à une opération de destruction de milieu naturel dans le bois de Grandmont, sans étude d'impact préalable et autorisation environnementale et urbanistique. Cette fois-ci les dégâts seraient moins importants en terme d'abattages d'arbres, mais la petite surface qui doit être détruite est très précieuse, puisqu'elle est la seule à relier deux parties du bois. Elle semble essentielle pour la survie de certaines espèces protégées. Tout cela pour une ligne de Bus à Haut Niveau de Service non prévue dans le PDU, pour préparer l'arrivée de la 2ème ligne de tramway et éviter que cette destruction soit soumise à une enquête publique.

    Comme en 2009, l'AQUAVIT appelle à un rassemblement le jour où - officieusement - les tronçonneuses et pelleteuses doivent arriver, mercredi prochain 3 avril à 8 h 30, sur place, au bout de la rue Bonamy. Nous le faisons en accord avec l'APNE et probablement d'autres collectifs (nous ne connaissons cette date que depuis samedi et le week-end pascal n'aide pas à communiquer).

    En parallèle nous nous adressons au Préfet pour lui demander d'intervenir afin de stopper cette destruction et au Président du Sitcat pour lui signaler notre volonté de déposer un réferé-suspension auprès du Tribunal Administratif d'Orléans si les travaux sont engagés. Comme en 2009, nous espérons que la raison l'emportera et que les travaux seront stoppés et annulés.

    L'exposition des lieux (plan, photos) et la lettre au Préfet sont sur notre site en page aquavit37.fr/2013bonamy.

    [Complément]

    Nous disposons de deux informations complémentaires qui nous amènent à apporter quelques modifications à ce communiqué :
    1. la parcelle concernée n'est pas classée "Espace boisée classée" dans le PLU de 2011, alors que de chaque côté, ça l'est.
    2. un arrêté préfectoral, dont nous ne connaissons actuellement ni la date, ni les termes exacts, semble autoriser la destruction des arbres sur cette parcelle (mais pas la végétation basse de la parcelle ?)

    Le côté "illégal" de l'opération en cours est donc à tempérer de ces deux éléments. Cela n'ôte rien au problème de fond, qui est l'importance de ce corridor biologique, importance qui ne semble pas du tout avoir été prise en compte. Nous maintenons donc notre mobilisation pour mercredi matin. Une lettre au préfet est aussi toujours prévue, mais remaniée par rapport à la version initiale.

    Cela pourrait changer ou plutôt s'affiner avec de nouveaux éléments que nous comptons obtenir demain mardi matin. Merci de consulter notre page aquavit37.fr/2013bonamy pour avoir l'état en cours de notre positionnement. Nous n'enverrons pas de communiqué rectificatif, sauf si, comme ce soir, un incident technique indépendant de notre volonté nous empêche de mettre à jour notre site.

    Nous signalons aussi que le CODAT a lancé une pétition cet après-midi (sans la connaissance de ces nouveaux éléments) : www.change.org/fr/pétitions/jean-germain-maire-de-tours-stopper-la-destruction-du-bois-de-grandmont-et-du-patrimoine-arboré-à-tours.

  74. Le 29 mars 2013 :
    Places Choiseul et Anatole France, atteinte aux patrimoines

    Le pont Wilson et les deux places à ses extrémités, Choiseul et Anatole France, constituent un ensemble remarquable de composition classique. Des décideurs veulent y implanter deux grands kiosques "attrape-soleil" (et attrape gogos) signés il est vrai Buren. Projet de goût douteux d’un point de vue esthétique et discutable en termes de création artistique.

    Du côté de la place Anatole France, les aménageurs maniaques des bétonneuses et tronçonneuses affutent leurs projets mirobolants pour élever des tours sans véritable limite de hauteur et sacrifier des arbres pourtant classés. On va de nouveau nous resservir les prétextes usés et malsains de hauts bâtiments soi-disant écologiques et de nouvelles plantations censées remplacer des sujets matures.

    Notre association interpelle Madame la Ministre de la Culture sur ces atteintes insupportables aux divers patrimoines, en secteur protégé, dans la capitale du jardin de la France.

    Plus de détails (avec photos) sur notre page aquavit37.fr/2013choiseul-france.

  75. Le 20 mars 2013 :
    Craintes pour le corridor biologique du bois de Grandmont

    La Nouvelle République du 20 février signale l'aménagement d'un "site propre bus sur la rue Bonamy, qui sera prolongée jusqu'à l'avenue de Bordeaux". Notre association s'étonne de ce prolongement qui détruirait un espace ayant fonction de corridor biologique, reliant les parties centrale et sud du bois de Grandmont. Sans lui, certaines espèces vivantes seraient confrontées à une barrière artificielle potentiellement préjudiciable à leur survie.

    En 2009, la mairie avait déjà voulu supprimer ce corridor, avec aussi une importante trouée dans le bois. Une mobilisation citoyenne avait alors permis d'éviter cette destruction. Si les dégâts cette fois-ci sont moindre en terme d'abattages, ils concernent tout de même une zone très précieuse et protégée. Sa destruction, si elle est possible, demande des études et autorisations préalables.

    Notre association s'adresse au maire de Tours, président du SITCAT, pour savoir ce qu'il en est et pour l'assurer de notre vigilance sur ce sujet qui nous apparaît essentiel à l'équilibre d'un bois cher aux Tourangeaux.

    Plus de détails (avec photos) sur notre page aquavit37.fr/2013bonamy.

  76. Le 14 mars 2013 :
    Ballan, un accord sur le dos des personnes âgées ?

    Sur Ballan-Miré, un projet immobilier affectant la qualité de la vie des personnes âgées installées dans la zone des Prés suscite un vif émoi. Une pétition en cours a déjà réuni plusieurs centaines de signatures.

    Notre association s'interroge sur l'accord entre la mairie et Val de Loire Habitat. Les intérêts financiers priment-ils sur le respect de la vie des personnes âgées en place et leur environnement ?

    Nous avons donc adressé une lettre au député-maire de Ballan pour le rencontrer et, nous l'espérons, aller vers une solution satisfaisante pour les habitants.

    Plus de détails (lettre, photo, contenu actuel de l'accord) sur notre page aquavit37.fr/2013ballan.

  77. Le 6 mars 2013 :
    La mairie a procédé à l'élimination de tous les arbres du carreau des Halles

    Après l'abattage à l'hôpital Bretonneau d'une rangée de tilleuls samedi dernier, la destruction aveugle, ce mardi, de tous les arbres du carreau des Halles (dont de beaux marronniers) éclaire à nouveau une politique qui nie l'existence d'un patrimoine arboré sur nos places et nos rues. Contrairement à l'affirmation de Tours-Infos d'octobre, la rangée Ouest n'a donc pas été "conservée". Des militants du CODAT (Collectif de Défense des Arbres en Touraine) sont montés dans les marronniers, comme ils l'avaient fait il y a deux ans pour la lamentable destruction du mail du Sanitas.

    L'AQUAVIT appuie ces actions qui montrent l'exaspération citoyenne face aux agressions répétées contre la nature en notre ville. Notre association a même été particulièrement réactive ce mardi pour soutenir les deux voltigeuses du CODAT. Nous regrettons que cela contraste avec l'absence et le silence d'autres prétendus défenseurs de l'environnement, ce qui facilite les exactions de la mairie. Un arbre n'est pas un meuble vert qu'on déplace par abattage et replantation, c'est un végétal vivant, compagnon de vie, auprès duquel nous vivons heureux, comme disait le poète.

    Plus de détails en notre page aquavit37.fr/arbres

  78. Le 5 mars 2013 :
    Un sursaut pour sauver le collège Pasteur

    Les choses étaient mal engagées pour le collège Pasteur, elles le sont toujours car le problème de fond n'a pas été traité : le mauvais découpage de la carte scolaire. On en arrive à vider un collège du centre ville pour avoir envoyé les collégiens tout proches de ce collège à l'extérieur de la ville. Ce constat est incontournable et montre à quel point ce qui se passe est scandaleux.

    L'AQUAVIT vient d'adresser un courrier à chaque conseiller général d'Indre et Loire. Elle leur tient le discours suivant : puisque vous n'avez pas été capables de sauver le collège Pasteur en modifiant la carte scolaire, inversez l'ordre des choses, sauvez d'abord le collège pour ensuite obliger à modifier la carte scolaire. Cette lettre est sur la page aquavit37.fr/2013pasteur.

    L'AQUAVIT était présente au rassemblement du 4 février. Un appel à un nouveau rassemblement devant le conseil général avait été lancé pour le jour du vote décisif. Ce sera le 15 mars, l'AQUAVIT y participera, en espérant que la mobilisation sera plus forte et que l'issue sera positive.

  79. Le 4 mars 2013 :
    Abattages abusifs à l'hôpital Bretonneau

    L'administration de l'Hôpital Bretonneau a procédé ce samedi 2 mars à l'abattage d'une rangée d'une quinzaine de tilleuls centenaires. La menace planait depuis l'abattage de l'allée des marronniers en 2009, elle avait resurgi à l’été 2012.

    Il s'agit d'accroître le nombre de places de parking à l'intérieur de l'hôpital, car la municipalité a décidé de rendre payantes les places extérieures sur le boulevard Tonnellé. On prétexte la présence de quelques arbres creux pour justifier l'abattage de toute la rangée.

    Notre association s'indigne de ces abattages répétitifs et de ces justifications trompeuses. Nous déplorons le constant recul de la nature en centre-ville. Les nouvelles plantations d'arbustes ne remplaceront bien sûr pas les tilleuls, platanes, peupliers et marronniers centenaires abattus.

    A qui attribuer cette nouvelle attaque contre notre patrimoine arboré ? A un responsable de l'administration hospitalière imprégné de la même culture d'aménagement bétonné que l'on trouve à Tours et dans les travaux du tramway. Hôpital, mairie, Sitcat, ce sont là trois des douze présidences de Jean Germain.

    Nous vous invitons à lire, sur le blog d'Alain Beyrand, le reportage avec photos de la page http://pressibus.org/blogcvl/a3/hopital.html.

  80. Le 19 février 2013 :
    Des antennes-relais placées à 30 m de la garderie Mirabeau

    La municipalité et l'opérateur de téléphonie mobile Orange ont arrêté la pose de nouvelles antennes-relais à l'intersection de la rue Mirabeau et du boulevard Heurteloup. Une réunion publique a été organisée par la mairie le 12 février pour informer les habitants du quartier de cette décision. La connaissance précise de l'environnement révèle que, outre la présence d'écoles (Mirabeau, F. Poulenc) à 100 mètres, une garderie de jeunes enfants est située dans l'immeuble face à celui des antennes, à 30 mètres.

    Même si cette garderie n'est pas directement dans l'une des trois orientations des antennes, nous constatons d'abord que les réunions préparatoires l'ont ignoré et ensuite que sa grande proximité est contraire au principe de précaution inscrit dans la Constitution, l'impact des ondes sur de jeunes enfants faisant débat dans la communauté scientifique. A travers la France, des parents d’élèves se sont mobilisés et des implantations d'antennes ont été rejetées pour une proximité bien moins importante.

    En conséquence, nous réfutons la validité des réunions préparatoires et nous demandons à la mairie d'assumer ses responsabilités pour rassurer pleinement la population, autrement que par des promesses d'un suivi actuellement très faible et pratiquement hors de contrôle des citoyens.

    Comme nous l'expliquons sur notre site en page aquavit37.fr/antennes nous estimons, en effet, que le manque général de transparence est propice à des imprudences en tous genres. Nous dénonçons la politique du fait accompli avec son simulacre de démocratie.

  81. Le 5 février 2013 :
    Non aux voies mixtes vélos-piétons ! (+ collège Pasteur, antennes-relais)

    Suite à un jugement du Tribunal Administratif de Strasbourg obligeant la mairie de Strasbourg à séparer les pistes cyclables des trottoirs, notre association demande à ce que la mairie de Tours cesse de créer des voies mixtes piétons-vélos, notamment sur le pont de Pierre, le boulevard Béranger et l'avenue de Grammont.
    Par ailleurs, nous regrettons le manque d'écoute du service Circulation, notamment pour la nouvelle organisation cycliste des rues Jolivet et de la Fuye, que nous estimons être un échec.
    La lettre au maire est sur notre page aquavit37.fr/2012mixte.

    Sur un autre sujet, notre association s'étonne que des antennes-relais soient disposées en de nouveaux emplacements, quartiers Febvotte et Mirabeau, sans privilégier la mutualisation des emplacements existants. Elle s'étonne aussi des distances limites par rapport à des écoles primaires et crêches. Voir notre page aquavit37.fr/antennes et les deux réunions prévues entre mairie et habitants, jeudi et mardi prochains.

    Comme d'autres forces républicaines, nous ne nous résignons pas à la fermeture du collège Pasteur et dénonçons le renoncement lamentable des élus. Voir notre page aquavit37.fr/2013pasteur

  82. Le 19 janvier 2013 :
    Non à la fermeture du collège Pasteur !

    Le collège Pasteur va fermer en plein centre-ville de Tours. Des écoliers des quartiers Beaujardin et Velpeau sont contraints tous les jours de prendre le bus pour aller dans un collège en périphérie, au delà du parc des expositions et du stade de football. Alors qu'ils pourraient aller à pied ou à vélo dans celui qui ferme. L'éducation Nationale et nos élus l'acceptent. Ont-ils perdu toute mesure ? Ont-ils perdu le sens de la responsabilité publique ? Sont-ils à ce point incapables d'agir pour l'intérêt de tous ? N'y a-t-il pas des arrière-pensées affairistes pour récupérer un précieux terrain situé près du tramway ? Ou pour promouvoir un collège privée au Sanitas ? Est-il encore possible de renverser le cours des choses ?

    Notre analyse nous amène à croire que seul le préfet peut aller à contre-courant. Nous espérons qu'il en aura le courage et l'initiative et nous lui adressons donc une lettre en ce sens. Pour avoir moins de pollution et une meilleure qualité de la vie, organisons notre vie locale en conséquence.

    La lettre au préfet est présentée sur cette page : aquavit37.fr/2013pasteur

  83. Le 3 janvier 2013 :
    Bonne année 2013 pour l'îlot Vinci !

    2011 avait été l'année du coup de force municipal contre la volonté exprimée par les habitants de ne pas construire de tour près de la gare1.
    2012 a été l'année de l'enlisement municipal. A coup d'effets de bluff médiatique2, à coup d'accès rendus difficiles3, la municipalité a tenté d'étouffer et de décourager les commerçants et propriétaires de l'îlot Vinci. Peine perdue, malgré une diminution très sensible du chiffre d'affaire, ils ont tenu bon. Ils ont refusé de se plier à une opération privée qui les aurait amenés à vendre leur bien à vil prix.

    Le collectif "Gare aux Tours" et l'association Aquavit souhaitent de tout coeur que l'année 2013 voit un renversement des valeurs qu'on essaie de nous imposer, pour que l'intérêt public prime enfin sur l'intérêt privé. Oui, il faudra réaménager l'îlot Vinci, mais pour les Tourangeaux, pas pour Bouygues !
    Nous souhaitons que cet aménagement fasse l'objet de plusieurs propositions, très différentes les unes des autres, et que les Tourangeaux soient amenés à choisir laquelle leur convient le mieux. Il n'est pas trop tard pour revenir à un projet adapté aux besoins de la population.

    Bonne année 2013 pour l'îlot Vinci, pour ses propriétaires et commerçants, pour les Tourangeaux, pour la démocratie locale tourangelle !

    • 1 : dans l'enquête publique sur le Plan Local d'Urbanisme (PLU) et dans un sondage effectué sur le site de La Nouvelle République, les Tourangeaux ont rejeté la construction d'une tour
    • 2 : à plusieurs reprises, la mairie a évoqué la menace d'une Déclaration d'Utilité Publique par le préfet. Mais cela demande une enquête publique, qui peut mener à un rejet. Et où est l'utilité publique dans une opération privée ?
    • 3 : les accès rues Charles Gille et Blaise Pascal restent difficiles après les travaux, sans signalétique appropriée pour aider les commerces.
    • + : sites "Gare aux Tours" gareauxtours.fr et AQUAVIT notre page aquavit37.fr/2012gare

  84. Le 17 décembre 2012 :
    Pont de pierre et vélos, la tromperie + Haut de la rue Nationale

    Notre association AQUAVIT demande au maire de Tours de reconsidérer l'aménagement du pont du pierre afin que les cyclistes et les piétons ne partagent pas la même voie. Plus généralement, nous lui demandons de mettre fin à la multiplication des voies mixtes piétons et cyclistes.
    La lettre est présentée sur cette page : aquavit37.fr/2012mixte

    Par ailleurs, nous nous sommes exprimés à la consultation publique sur la révision du Plan de Sauvegarde, en demandant notamment que la population tourangelle soit consultée sur le réaménagement du haut de la rue Nationale.
    La déposition est sur cette page : aquavit37.fr/2011nationale

  85. Le 6 décembre 2012 :
    Demande d'annulation de permis de construire au quartier des Deux Lions

    L’Association AQUAVIT vient de demander au préfet d'Indre et Loire d'annuler les permis de construire accordés par la ville de Tours le 8 octobre dernier, portant sur la construction d’une tour d’habitation et d’un restaurant d’entreprise dans le quartier des Deux-Lions. Le périmètre concerné est en effet particulièrement exposé aux risques d’inondation du Cher, pour de multiples raisons précisément exposées.

    La lettre au préfet est présentée sur cette page : aquavit37.fr/2012deuxlions

  86. Le 1er novembre 2012 :
    Pour une reconstruction de la passerelle Fournier (2)

    Suite à notre communiqué précédent du 18 octobre, nous attirons l'attention sur l'attitude ambiguë de la mairie dénigrant une reconstruction de la passerelle Fournier, l'envisageant quand même, tout en l'empêchant par un budget minimaliste au vu des études déjà effectuées, favorisant ainsi ce que nous considérons être un rafistolage de la passerelle existante.

    Nous déplorons le manque de considération municipal pour relier les quartiers du Sanitas et Velpeau de manière pertinente, conformément aux nouveaux usages et aux objectifs du Plan Local d'Urbanisme. Nous ne comprenons pas que, parallèlement, la mairie s'engage dans des dépenses inconsidérées, allant jusqu'à envisager la construction d'une passerelle sur la Loire vers l'île Simon, inhabitée.

    Pour tout cela, en lien avec Vélorution et le Groupe Citoyen de la Passerelle, l'AQUAVIT appelle à un rassemblement au pied de la passerelle Fournier, du côté de la rue Edouard Vaillant, samedi prochain 3 novembre à 15 heures.

    Liens : notre communiqué précédent, la page du Groupe Citoyen de la Passerelle Fournier, le blog de Vélorution.

  87. Le 18 octobre 2012 :
    Pour une reconstruction de la passerelle Fournier (1)

    Voir la page dédiée à la Passerelle Fournier.

  88. Le 9 octobre 2012 :
    Pour quand l'Open Data à Tours ?

    Montpellier, La Rochelle, Bordeaux sont parmi les premières villes françaises à pratiquer l'Open Data, l'ouverture des données municipales aux habitants. Comme c'est parti, Tours sera l'une des dernières. Sur la page http://aquavit37.fr/opendata, l'AQUAVIT fait le point, exemple à l'appui, sur ce principe, cette démarche, cette volonté de transparence. Elle fait aussi le point sur la pauvreté de notre vie citoyenne locale en matière numérique.

  89. Le 25 septembre 2012 :
    Insécurité cycliste rues Jolivet et de La Fuye

    Un très vif mécontentement s'est installé dans le quartier Velpeau. Ses deux rues principales, Jolivet et La Fuye, ont subi un important changement de circulation avec l'installation d'un contresens cycliste et des changements de côté de stationnement. Les cyclistes, plus vulnérables, sont les premiers concernés. Pour retrouver une sécurité perdue derrière une bande blanche séparatrice, certains en arrivent même à utiliser le contresens en contresens, pratiquant ainsi volontairement une désobéissance civile.

    La mairie s'est appuyée sur la loi pour imposer cette insécurité. Or cette loi est beaucoup moins brusque, elle prévoit des cas d'exception, pour des rues étroites au trafic important, et c'est le cas de ces deux rues.

    Dans une lettre ouverte au maire de Tours, aussi envoyée au Préfet d'Indre et Loire et au Ministère de l'Ecologie, l'association AQUAVIT s'indigne de cette situation dangereuse et demande à ce que les circulations cycliste et automobile soient rétablies comme auparavant, apaisées, quand chacun était dans son couloir de circulation, dans un même sens sans contournement de stationnements changeant de côté.

    Lien vers cette lettre : http://aquavit37.fr/2012JolivetFuye.

    Par ailleurs, l'AQUAVIT a tenu jeudi dernier 20 septembre une assemblée générale qui a désigné un nouveau bureau et un nouveau président François Louault, en approuvant un état de la situation environnementale à Tours présentée sur la page http://aquavit37.fr/situation2012.html Nous estimons que ce texte est essentiel, il guide notre action, et nous vous invitons à le lire.

    Enfin, notre site a désormais pour adresse http://aquavit37.fr.

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